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Conférences 2021-22

 Conférences

Lieu : La Coroutine, 16 allée de la filature 59000 LILLE

Horaire : de 14H 30 à 16H30
Tarifs : 10€ (plein tarif), Gratuit (adhérents), 5 € (étudiants et autres tarifs réduits).

 

Thème 

Le symptôme : l’insu « mise au jour » ou « mis à jour »

Se mettre au travail pour le discours de l’analyste suppose une quête infinie car, à soutenir le sujet de l’inconscient, il y a encore de l’Autre à mettre à jour.

Ce « mettre à jour », nous pourrions l’utiliser dans la veine de la novlangue informatique managériale, comme pour singer la débilité ambiante. Car il s’agit de considérer ces discours binaires pour mieux rappeler ce qui anime l’ambition d’un psychanalyste et qui relève de l’unarité.
En somme, il s’agirait de relever dans ces discours ambiants contemporains ce qui fait le jeu du symptôme, à savoir : la négation de la béance causale animant autant celui-là que n’importe quel acte de chacun.

A l’ère du diagnostic à tout crin, force est de constater qu’il s’agit de faire taire encore et toujours la plainte de chacun de ceux qui osent ne pas « aller bien ». Des enfants et leurs parents attendent leur tour pour être accueillis en institution, alors on leur paie des diagnostics… Dont nul ne saura que faire d’autre que de trouver d’autres voies pour faire taire : chimère-thérapie ou « chèque psy » – bons cadeaux pour trois-quatres séances de « M’as-tu vu ? ».

Aucune autre solution n’aura été trouvée pour prendre en compte la plainte des étudiants isolés pour cause sanitaire.
L’isolement est-il la cause de leur mal-être ? Ne cherchez pas. C’est prouvé. Statistiques à l’appui. C’est vite oublier que les troubles psychiques participent du logos qui fait logis pour le parlêtre. Exister ici, ça suppose que Je parle. Ainsi, que Je rate chaque fois que je cause. Pas qu’il faille se contenter de faillir mais que ça en passe par-là pour advenir.
Bien sûr, les contextes, les confinements, les « traumatismes », sont autant de déclencheurs de maux. A nous de soutenir qu’avant qu’ils ne se parlent en mots ou autres prédicats en-corps, il y avait déjà là, prêt à se dire : de l’oublié ; de l’insu.

Benoit LAURIE

 « Malaise dans la civilisation »

Dans sa quête de « civilisation », l’humanité s’est toujours lancée dans des conquêtes scientifiques, territoriales etc…, – parfois mortifères –  pour pouvoir enfin y accéder. Elle nous montre à l’envi que la « civilisation » ne lui est pas « naturelle », consubstantielle. Quelles en sont les raisons ? Quelle place y tient l’inconscient, lui qui a été, et continue d’être identifié à « l’animalité », représentée par les pulsions, qu’il noue selon une dialectique, récusée par ladite « civilisation ».

Le « malaise » ne provient-il pas de cette dernière, qui s’acharne à se préserver de l’inconscient, quitte à aggraver sa surdité et son aveuglement, face à la logique qu’il lui oppose, et qui bat en brèche les diverses censures qu’elle tend à imposer – par la force et la violence si besoin ?

 

 

Dates

11 septembre 2021 – Benoit LAURIE : « Le symptôme, la pulsion orale :  » Bouche ça! « 
Lacan nous dit du transfert qu’il est une « mise en acte de la réalité de l’inconscient » autant qu’il est « le manque de la bonne rencontre ». Il revient à une fermeture de l’inconscient.

Lorsqu’un psychanalyste reçoit un enfant et son parent, il y trouve cette relation d’amour dont il est question avec le transfert. Et ne peut-il ignorer la dimension éducative dans laquelle se trouve pris ce couple où l’un cherche à se faire entendre de l’autre, et réciproquement.

L’acte analytique vient subvertir cette dimension éducative, c’est-à-dire : y soutenir la dimension pulsionnelle qui y a cours.
Autrement dit, s’agit-il de soutenir l’écart entre ces deux positions (l’une active, l’autre passive) que suppose la pulsion en tant que pulsion partielle : se faire entendre / entendre ( aussi bien que Freud évoquait : se faire voir / voir, à propos du voyeurisme/exhibitionnisme).
C’est dire que le fait éducatif suppose une dimension perverse, aussi bien que névrotique (névrose = négatif de la perversion). C’est ce qu’illustre l’instant où l’un pousse un cri et où l’autre, « assourdi », cherche à le faire taire…
Nous n’omettrons pas que le cri est ce par quoi surgit le nouveau-né : cri non moins signifiant, en tant que celui qui l’émet fait déjà sujet des signifiants.


 

9 octobre 2021 Dominique GUEVENOUX

 

06 novembre 2021 – Amîn HADJ-MOURI : « Le désir, c’est le « chaos » ! »

 

04 décembre 2021 – Amîn HADJ-MOURI : « le désir sauve le sujet du KO ! »

 

22 janvier 2022 – René LEW : Des fondements d’une certaine clinique : de la philosophie de l’esprit à la théorie de l’esprit
De la théorie de l’esprit aux pratiques de soins cognitivo-comportementales, l’ensemble étant considéré du point de vue critique de la psychanalyse. Et des TCR à la ToM, envisagées dans l’étiologie des TSA et TND.

 

26 février 2022 – Maryan BENMANSOUR : Malaise dans la différence.
Les discours sur le genre et la race sont désormais chargés d’une intensité qu’on ne peut ignorer. En quoi nous permettent-ils de (re)penser le malaise dans la civilisation ?

 

19 mars 2022 – René LEW : Des fondements d’une certaine clinique : de la philosophie de l’esprit à la théorie de l’esprit
L’opposition des pratiques relatives à l’autisme : les pratiques cognitivo-comportementales de la théorie de l’esprit, bienséantes pour les autorités sanitaires françaises vis-à-vis des pratiques signifiantes de l’inconscient quasiment interdites par les mêmes.

 

02 avril 2022 – Claude EISENBERG : Au-delà du malaise, quand Freud perdit sa mère

 

25 juin 2022 – Osvaldo CARIOLA