logo


EN GUISE D’APARTE DOMINICAL !

Comme le temps qui nous est imparti est limité, quelle qu’en soit la durée fixée, il est impossible de tout dire, d’autant plus que ce « tout » est problématique. Il requiert des précisions, qui renvoient immanquablement à la structure du signifiant. Apporter, ajouter des commentaires supplémentaires mettent au jour celle-ci, mais ne la complètent d’aucune façon. De la sorte, il est possible de se préserver de « l’illettrisme », qui fait florès de nos jours, sous prétexte de « sauver » la psychanalyse de ses détracteurs, alors qu’elle est soumise à une dégradation idéologique constante, visant l’inconscient et sa logique en tant qu’elle implique une politique, fondamentalement et radicalement différente des adaptations au système néo-libéral, laudateur de la liberté individuelle et éradicateur de la subjectivité.

C’est parce qu’il est impérieux de « bien dire » ce qu’on pense, que j’ai décidé de coucher par écrit ces quelques réflexions. Le but est de faire participer tous ceux qui sont intéressés, à l’élaboration de ce « bien dire », qui se poursuit dans l’écriture.

Les deux communications qui ont eu lieu samedi 15/12/18, dans le cadre des activités proposées par l’AECF Lille sont intéressantes, car elles suscitent bien des questions, et amènent à formuler des objections, destinées à entretenir et à nourrir le questionnement.

La première, intitulée « Ils nous empêchent de soigner », est celle qu’a donnée Cécile DRNOVSEK à l’EPSM d’Armentières. Psychologue clinicienne, elle a abordé, entre autres points, l’épineuse question de « la souffrance au travail ». Elle a évoqué « l’analyse finie et indéfinie » de FREUD, dont les différentes traductions rendent très mal compte du problème logique, soulevé par l’impossibilité qui caractérise les tâches et les actes de gouverner, d’éduquer et de psychanalyser. Les confusions « ont la vie dure » : elles témoignent de la difficulté à intégrer la logique de la négation, impulsée par l’inconscient, qui met en œuvre une dialectique spécifique, moebienne, qui se départit de l’exclusion et s’attache à mettre en continuité des différences en tant qu’elles sont fondées par et sur la dépendance irréversible du symbolique, propre à tous les êtres parlants et à chacun. Ainsi, la tâche analytique en elle-même n’est pas impossible, sinon le symptôme serait condamné à une incurabilité  définitive. Au contraire, elle met en évidence et valeur une impossibilité structurale, qui permet à ce dernier de se départir de sa fonction de quête et de suture de la « béance causale » du sujet. Cette impossibilité libère bien des possibilités, entravées par l’inhibition, mais sans qu’aucune d’elles ne supprime et ne vienne à bout d’elle en tant que matrice qui les génère et les soutient. Cette logique spécifique de l’acte analytique qui remet à sa place le défaut constitutif de la subjectivité, impossible à obturer ou à colmater, est mise en échec par les deux autres tâches, qui nourrissent l’aliénation sociale en développant des stratagèmes de plus en plus sophistiqués pour que l’impossibilité perde sa place essentielle, issue de l’interdit de l’inceste. Cette impossibilité qui « sanctionnerait », voire invaliderait ces tâches, les rend, au contraire, possibles, à condition de respecter cette dernière en tant qu’elle procède du défaut indépassable, caractéristique de l’invariance de la structure subjective. La pluralité et la diversité des possibilités d’expression et de manifestations se fondent sur cette impossibilité qui les autorise et qu’elles subsument en la refoulant, induisant par là-même des articulations  mettant en jeu  les rapports entre la nécessité et la contingence. Aussi, s’il est un héritage de la psychanalyse, que je crois le plus précieux, c’est bien la mise en valeur de cette impossibilité, qui matérialise le vide inhérent à la faille que la tâche analytique est censée « compactifier » et consolider pour la perpétuer, à l’encontre des idéologies mises au service de l’aliénation sociale. C’est ainsi qu’il devient opportun de redonner ses « lettres de noblesse » au discours analytique en tant qu’il représente un lien social duquel le désir n’est pas exclu, malgré les promesses de jouissance phallique, alimentées par des conceptions –parfois opposées- visant la fin du sujet.

Névrose, psychose et perversion ne sont que des modes différents de refus, de rejet et de résistance à l’inconscient, dont ils témoignent cependant à travers la persistance et l’insistance de l’altérité, liée à la dépendance du symbolique et de la castration qui s’ensuit. Cet assujettissement à l’ordre symbolique implique une structure qui ne saurait être identifiée à une essence, comme ne cesse de le marteler une psychopathologie archaïque,  enduite de psychanalyse idéologisée.

Exposer et développer sa conception, même si elle semble imparfaite, permet de préserver son fondement signifiant en tant qu’il aide à mettre en lumière l’échappement de la vérité, qui fuit aussitôt qu’elle est saisie, à partir des effets qu’elle suscite, en lien avec la pulsativité de « l’ex-sistence » subjective. Quel que soit l’énoncé proféré par le moi, « moi la vérité, je parle » (LACAN) ! Elle incomplète, par l’échappement qu’elle met en œuvre, tout propos dès lors amputé du tout qu’il peut convoiter initialement, en niant son propre fondement signifiant.

Se familiariser avec cette logique subversive favorise la préservation du sujet, toujours compromis et mis en danger par des rapports sociaux qui privilégient le moi, toujours dispos pour prêter allégeance à des conceptions idéologiques à prétention prédicative, éradicatrices du défaut constitutif de la subjectivité, et par là même de l’impossibilité  qu’il induit et qui se traduit dans le choix des discours, à entendre comme liens sociaux. L’impossibilité de se passer du défaut –même dans les différentes formes d’autisme- implique l’impossibilité de se « libérer » totalement de la dépendance du symbolique, dont seule la mort peut représenter une issue. Elle est en quelque sorte consubstantielle à l’ordre symbolique qui n’instaure pas un asservissement servile, comme l’ordre social –fût-il considéré comme « démocratique »- a tendance à l’imposer au point qu’il peut prescrire a priori ce qui doit être traumatisant et vécu comme tel par tous, pour mettre en évidence son « humanitairerie  de commande », peu soucieuse du sujet et de la parole, et promoteur de conceptions prônant l’adoration de l’être et de l’ontologie, comme valeurs suprêmes d’une liberté totale qui ne peut conduire qu’à la débilité, dont le réalisme est une illustration, notamment lorsque la réalité est conçue, parce qu’elle est extérieure, comme objective et indiscutable. La cure nous montre à l’envi que les réalités sont issues du fantasme en tant que le fantôme du réel gît en son sein. La diversité et la multiplicité de celles-ci proviennent d’un réel impossible à saisir, et dont les effets consistent à produire des réalités qui témoignent de cette impossibilité radicale et irrémédiable, laquelle ne cesse pas d’être déniée par les idéologies servant l’aliénation sociale. Celle-ci se veut hégémonique en prétendant exclure l’altérité fondatrice du sujet, que l’inconscient met en scène à travers ses formations. L’amour narcissique, l’adoration du moi, considéré comme être total et souverain, qu’elle encourage, pousse à la haine de l’autre, auquel elle attribue le pouvoir d’amputation de cet être imaginaire. La xénopathie qu’elle engendre participe grandement  aux tentatives d’éradication du « manque à être » qui, parce qu’il est difficilement imputable à la structure, c’est à dire à l’Autre, pousse à la projection sur un autre, et aggrave la persécution, liée à la paranoïa généralisée, qui accompagne la « psychose sociale » et ses exactions ségrégatives, xénophobes et antisémites. Comme nous le montre assez l’Histoire, les réprobations humanistes –sous toutes leurs formes- de ces dernières, ne suffisent pas à y mettre un terme. Elles ont certes le mérite d’exister, mais leurs fondements théoriques, conceptuels s’avèrent trop oublieux du défaut structural, propre aux êtres parlants, pour mettre en place et soutenir un discours, promoteur d’un lien social intégrant la subjectivité et sa logique spécifique.

La seconde communication a été proposée l’après-midi à Lille. Florent GABARRON-GARCIA, auteur de « L’héritage politique de la psychanalyse » (Ed. La Lenteur), a abordé l’importante question des rapports entre la politique et la psychanalyse. Critiquant à juste titre la « frilosité » d’une grande majorité de psychanalystes, « illettrés » et spécialisés en conversions idéologiques, il a fondé ses arguments sur « L’anti-oedipe » et la « schizo-analyse » de Gilles DELEUZE et Félix GUATTARI. Les divagations « révolutionnaires » proposées par ces auteurs, me semblent aussi sphériques et bilatères que celles qu’ils critiquent au nom d’un combat, pourtant légitime et justifié contre le système capitaliste. Faute de s’appuyer sur l’aliénation signifiante ou symbolique qui privilégie le « motérialisme », ils ratent à mon avis l’abord dialectique moebien qui permet de nouer, grâce à la dimension du vide et du réel comme impossible, la structure subjective et l’Histoire. La temporalité propre à la structure met en œuvre un présent constant et permanent qui n’exclut en aucune façon l’évolution chronologique, le cours du temps. Elle met constamment en jeu le ratage qui fait valoir l’omniprésence du défaut, pivot de la subjectivité et moteur du désir. Autrement dit, la permanence du temps de l’inconscient transcende la temporalité chronologique, caractéristique de l’Histoire, qui la subsume et la contient implicitement. C’est pourquoi celle-ci ne cesse pas de s’écrire et se présente toujours comme un palimpseste, jamais définitif, au même tire que toute histoire personnelle, tributaire, comme l’autre –la grande Histoire- du primat du signifiant et du « troumatisme », inhérent à l’incorporation du langage, c’est à dire du symbolique. Aussi, une cure analytique qui a dégagé la faille ou le défaut consistant dans le « non rapport », dénié par toutes les manœuvres de l’aliénation sociale, enrichit-elle l’écriture et la réécriture, à la fois d’une histoire personnelle et celle de ses rapports avec la « grande histoire », qui s’en trouve affectée. La politique partisane tend à contrôler le passé en convoquant des historiens à sa botte, pour écrire l’Histoire dans le but de maîtriser le futur (cf. le temps qu’il a fallu pour que l’idéologie officielle et dominante cède et accepte de remplacer l’expression « événements d’Algérie » par celle de « la guerre d’Algérie »).

Si l’aliénation signifiante accepte l’aliénation sociale à partir de laquelle elle émerge, celle-ci ne tolère pas beaucoup celle-là. La subversion que l’aliénation symbolique initie, notamment à travers la place qu’elle accorde à l’altérité, est accusée d’altérer le moi, alors que sans elle,  celui-ci ne saurait exister.

En mettant l’accent sur les méfaits du capitalisme et leurs effets sur la subjectivité, ces deux auteurs, et plus particulièrement GUATTARI, méconnaissent la structure au sens freudien et identifient –comme le fait l’antipsychiatrie anglaise- la répression avec le refoulement secondaire, sans tenir compte du refoulement primordial, libérateur de l’ontologie et instaurateur du « manque à être », nécessaire à l’ex-sistence subjective. Malgré les références aux théorisations de LACAN, cette contribution bicéphale sous transfert à celui-ci, se révèle comme la manifestation d’une résistance (réaction thérapeutique négative) au discours analytique, tel que LACAN l’a écrit. Tout se passe comme si ces deux auteurs se soumettaient à l’injonction de trouver une solution à ce « manque à être », qu’ils imputent à l’ordre capitaliste, alors qu’il  est structural, et représente lui-même une voie « royale » pour subvertir les impératifs de l’aliénation sociale, qui tend à  dissimuler les effets pervers du capitalisme, en ravalant le désir au besoin, désormais quantifiable et évaluable, dès lors que les objets qui le satisfont, voire le comblent,  sont prévus, organisés, labellisés et préétablis , selon des méthodes bien maîtrisées. L’influence du vitalisme se traduit par la mise en avant de « l’inconscient machinique » qui pervertit le désir et ses rapports si particuliers avec les objets, déterminés par l’objet a en tant qu’il confirme la « béance causale » et l’aliénation signifiante, toujours incluses dans l’aliénation sociale qui, en les subsumant,  laisse accroire que leur refoulement et leur dissimulation suffisent à  mettre fin au vide que le « troumatisme » a instauré pour fonder et soutenir « l’ex-sistence ». Cette ex-sistence offre de multiples modalités d’expression de l’articulation nécessaire entre le moi et le sujet. Séparés l’un de l’autre, ils coexistent quand même. Autrement dit, le manque à être, issu de la « mort de l’être », donne lieu  au parêtre/paraître (identité imaginaire), qui confirme le défaut ontologique du « parlêtre », nécessaire à l’ex-sistence ou, plus vulgairement, à la vie. L’existentiel correspond à la singularité qu’il protège de son « engloutissement » par un universel, imposé comme a priori, et dont les tendances à l’hégémonie se voient ainsi limitées.

Le vide opératoire accède, grâce au discours analytique, au rang de fondement de toutes les théories qui, en fin de compte, en proposent toujours une métaphorisation, utile à son propre dépassement après qu’elle soit décomposée grâce à la pulsion de mort, liée à ce vide. En effet, grâce à ce dernier, qui rappelle le « non rapport » (le défaut structural ou le défaut de rapport sexuel), toutes les théories construites et proposées peuvent être soumises à une déconstruction, qui engendre de nouvelles conceptions, au service de la vie dès lors que le « non rapport » met en évidence l’impossibilité de maîtriser le réel, en raison du primat du signifiant. La pulsion de mort rappelle la mort de l’être et le ratage de tout ce qui tend à infirmer les conséquences de cette mort.  Quant au « non rapport », matrice de tous les rapports, qu’aucun n’est capable d’exclure, il transcende toutes les constructions idéologiques, renforçatrices de l’aliénation sociale, et finit par faire valoir le caractère essentiel de l’aliénation symbolique ou signifiante (castration symbolique, séparation irréversible initiatrice  de rapports impliquant, non plus une unité par unification, mais une « unarité » par intégration de la disparité et de la singularité. Autrement dit, aucun supplément ou complément de quelque nature qu’il soit, ne réussit à assurer une quelconque complétude, faisant ainsi échec au « manque à être »).

Les rapports, engendrés par le non rapport qui met en jeu l’impossible, à savoir le réel en tant qu’il renvoie à un vide transcendantal, mettent en œuvre une dynamique, motivée par l’articulation entre les pulsions de mort et de vie, impliquant le phallus comme nécessaire, en même temps que sa négation par le biais de la castration. Ainsi, tous les rapports, incluant le non rapport désormais implicité,  « ne cessent pas d’écrire » ce qui leur échappe, qui, lui, « ne peut s’écrire » (« ne cesse pas de ne pas s’écrire » LACAN). Ils participent ainsi à l’écriture des « petites histoires », comme celle de la « grande Histoire », toujours rapportées sous forme de métaphorisations et de mises en scène diverses et variées -plus ou moins intéressantes- de ce qui échappe, de ce qui reste insaisissable et immaîtrisable au titre d’un impossible irréductible, mais non inhibiteur ou décourageant (du genre à quoi bon ?). Le ratage, imposé par le non rapport, n’est pas à confondre avec l’échec décevant, voire déprimant. Sa répétition invite à la déconstruction de plus en plus efficace, en vue de fonder des théories plus rigoureuses et respectueuses du primat du signifiant et de toutes ses conséquences, dont celle qui concerne l’éthique, inhérente à un discours dès lors qu’il détermine un type particulier de lien social. Le lien social entre analysant(s) et analyste(s), aussi varié soit-il, doit favoriser –en tout état de cause- l’advenue du sujet qu’ils sont censés partager en tant qu’il dépasse ce qu’ils croient être, l’un comme l’autre, quels que soient les errements transférentiels, qui peuvent les pousser à la confusion imaginaire, entretenue et nourrie par la vulgate psychologico-psychanalytique, représentée par les théories obscurantistes de l’individualité et de la personnalité. Leur caractère éminemment pervers se manifeste dans les illusions qu’elles multiplient, pour faire croire à un changement de raison, de rationalité, alors que la lettre, confirmant le « manque à être », est sans cesse bafouée et déshonorée.

 

                                                                       Amîn HADJ-MOURI

                                                                                 18/12/18

 

 

  1. AECF LILLE
    Amîn, Pour avoir lu récemment l'Anti-Oedipe, il me semble intéressant de discuter quelques points de ton propos. L'ouvrage est tout à fait critiquable mais tout ne doit pas être mis au rebut tant celui-ci permettrait encore à certains de remettre en cause leur point de vue. On me parle d'inviter Jean Pierre Winter à un colloque. Celui-là, il ne serait pas mal qu'il se mette à lire au moins l'Anti-Oedipe... Dans le genre; sans père (réel) tout va mal, il n'a pas lâché le morceau au point d'en éditer un nouvel ouvrage en 2019... Passons. Dans l'Anti-Oedipe, il est bel et bien question du refoulement primordial, comme étant: ce qui fera se taire le "corps sans organe", et ce dont se soutient le refoulement proprement dit. Ce refoulement proprement dit inclut notamment le fameux complexe d'Oedipe dont il est reproché aux psychanalystes freudiens (pré lacaniens si on peut le dire ainsi) de ne pas avoir réalisé qu'il n'est que le rejeton d'une histoire du socius ayant toujours imposé à la machine désirante une organisation comptable des productions du désir. Il faut rappeler sur ce dernier point que l'ouvrage est en grande partie une critique du capitalisme vu comme la continuité de cette organisation où quelques maîtres imposent leur pouvoir au détriment de la majorité. Je n'y lis pas que le manque à être y soit imputé spécifiquement au capitalisme mais plutôt à l'organisation sociale depuis qu'il aura pu en être question... Le capitalisme est même désigné comme un progrès par rapport aux organisations sociales précédentes dans la mesure où il fonctionne par déterritorialisation... C'est à dire en cassant les codes (décodage) précédents qui imposaient à chacun sa place presque par essence ( on nait esclave, on meurt esclave). Seulement, le capitalisme décode pour recoder. C'est là qu'il est tout à fait critiqué car il ne fait que masquer la répétition de la servitude. Le vide opératoire que tu trouves nié dans l'Anti-Oedipe apparaît pourtant dans ce qu'ils nomment " machine désirante" avec des flux et coupures produisant de l'objet partiel... Pas encore nommé objet a mais reconnu partiel, c'est-à-dire comme ne pouvant jamais traduire véritablement ce qu'il en est du désir. Etrangement, ils semblent donc reconnaître le caractère prédictif de la chose en extension sans pour autant ne jamais les nommer ainsi. De la même façon, il y a lieu d'interroger la pertinence de ce terme "machine" qui semble laisser aux oubliettes la libido, pourtant reconnue partiellement dans ce qu'ils décrivent du Désir... A mon sens, c'est leur négation de la dialectique pourtant reconnue par la psychanalyse qui est criticable. Et encore plus criticable ; l'idéologie mise en place par ce qu'ils nomment "schizo analyse", comme si la schizophrénie était un modèle vertueux car fort d'une déterritorialisation suprême dont on peine à savoir ce qu'elle serait. S'ils n'est absolument pas question de valoriser un Moi fort (au contraire), Deleuze et Guattari se perdent à considérer qu'il n'y a rien de structural sinon que de fâcheuse répétitions historique et sociales, alors pourtant que la structure est tant en cause dans ces répétitions qu'elle en permettrait l'issue ! Benoît LAURIE.