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DU « BENI-OUI-OUISME » AU « TRABENDISME »

               DU « BENI-OUI-OUISME » AU « TRABENDISME »

          (COLPORTAGE) DE LA CAMELOTE IDEOLOGIQUE,

                 A LA SOLDE DE LA « PSYCHOSE SOCIALE » .

 

Je ne sais si c’est l’effet du hasard ou bien celui d’une intention délibérée, toujours est-il que la page « Idées » du Monde, dans sa livraison du 23/06/20 fait coexister en miroir –quid de la controlatéralité ?- deux contributions, celle qui est à l’initiative d’un regroupement d’intellectuels universtaires français: « Emmanuel MACRON engage le combat non contre le racisme, mais contre l’antiracisme », et l’autre : « L’Occident est imparfait, il n’est pas à détruire », qui provient de la plume de Kamel DAOUD, écrivain et journaliste algérien, de renommée internationale, voire mondiale, par la grâce de l’idéologie dominante, placée sous la férule de ce que lui-même nomme « l’Occident ».

Pensant qu’il avait les moyens intellectuels et conceptuels pour ne pas se laisser identifier bêtement à un produit de « tête de gondole » de supermarché, destiné à exhiber les derniers spécimens de la débilité, je m’attendais à ce que DAOUD nous apportât une définition précise et rigoureuse de ce qu’il appelle : « l’Occident, » pour lequel il voue un culte non feint, tant il l’utilise comme étalon du progrès social, économique et culturel d’une part, et comme parangon de la liberté et de la démocratie d’autre part. Pourtant, tous ces attributs chargés de couronner l’idéalisation de cet occident , renvoient à des concepts qui n’admettent aucune univocité sémantique, et qui ne sont en aucun cas des prédicats « naturels » de ce dernier. En vérité, cet auteur n’hésite pas à essentialiser et à présenter son « Occident » comme une entité monolithique, quasiment prédonnée et préétablie, comme s’il n’était pas la résultante de luttes et de combats incessants, toujours menés par tous ceux dont le « manque à être », en tant qu’ « êtres parlants», a toujours été dénié par ceux qui s’accaparent les richesses matérielles et les pouvoirs, afin d’asseoir leur domination, en recourant à la violence dite légitime, toujours prête à être mise en application.

A ce niveau de lecture des deux contributions, je dirais que la glose « littéraire » de DAOUD –pourtant romancier, c’est à dire producteur de réalités fictionnelles- rate la lettre, et finit par éventer son indigence épistémologique et ses carences logiques, induites par son enlisement et son enfermement dans un « discours du maître », qui refoule voire forclot la subjectivité, dans le sens où son obsession du bilatère le rend aveugle à l’unilatère en tant qu’il restitue sa valeur au réel et à son immaîtrisabilité. « L’Occident » -quelle que soit l’idéalisation qu’on lui prête-, est nécessairement (structuralement) obligée de se soumettre à cette dernière, toujours considérée comme une faille invalidante, voire dégradante. Mais avec sa glose habituelle, DAOUD verse dans une conception idéologique paupérisante, notamment pour ses lecteurs, car son propre asservissement à l’idéologie dominante lui est indubitablement plus profitable.

Si « l’Occident » est identifié aux « Lumières », il ne se confond pas pour autant avec elles, qui sont loin d’achever la mise au jour des ténèbres et des obscurités diverses qu’il porte en lui. Ceux qui les achèvent sont les idéologues et autres colporteurs de produits de bas de gamme intellectuelle, qui les réifient, alors qu’elles ne cessent de montrer que leur persistance relative, est toujours liée et dépend de crises successives, qui traduisent l’état de la « lutte des classes », sur les plans national et international.

Les concepts et les catégories logiques qui déterminent un discours en même temps qu’un lien social, se voient dépouillés de toute valeur heuristique dès lors qu’ils excluent toute référence à la polysémie et à la signifiance, ces « clés » si précieuses, qui permettent d’accéder à un autre discours que celui qui aligne et « enfile » des platitudes et des « resucées » idéologiques, lesquelles refusent d’accepter que le réel leur échappe, et qu’au mieux elles ne peuvent que faire valoir cette faille en la déplorant. A ce propos d’ailleurs, il n’est pas du tout sûr que les « universitaires » soient disposés à intégrer la négativité de l’inconscient dans leurs approches, aussi différentes et opposées soient-elles à celles qu’ils dénoncent à juste titre. Ainsi, même s’il est possible de s’éloigner de l’essentialisme, il n’est pas acquis en conséquence que la logique bilatère puisse être subvertie en vue de mettre fin aux combats entre mégalomaniaques, obstinés par l’obturation à tout prix de la faille qui fait le sujet, et par là même négative l’humain, en vue de l’enrichir sur le plan intellectuel.

A l’opposé de ce qui s’est passé avec le FLN qui s’est tout autorisé, parce qu’il avait vaincu le colonialisme français, aucune célébrité -mûe par une éthique, dictée par un discours fondé en raison- ne doit s’autoriser à faire main basse sur des concepts, qu’elle pervertit et corrompt en les délestant de leur richesse sémantique. Captif d’un discours essentialiste dont il reçoit en retour sa notoriété, DAOUD se mue en défenseur d’un Occident caricatural, qu’il élève au rang de paradigme de l’idéal de l’humanité, qu’il faut encore « parfaire », remarque-t-il cependant, pour montrer qu’il sait manier l’antithèse. Pourtant, il aurait été fort intéressant de nous éclairer sur les raisons de cette imperfection . Est-elle d’ordre structural ? Est-elle contingente et/ou accidentelle ? Quelles en sont les raisons explicites et implicites ? De quel traitement et de quelle thérapeutique relève cette « imperfection » troublante, appelée à être « travaillée » c’est à dire élaborée, étayée pour s’élever au rang de symptôme, et partant de faire l’objet d’un soin sérieux et particulier ? Comment prendre soin de ce trouble en l’éclairant d’un jour nouveau, grâce à des théories respectueuses de sa complexité, et dont la valeur épistémologique n’a plus rien à voir avec les incantations idéologiques habituelles ? De plus, en quoi une déconstruction analytique d’une conception idéologique, qui s’appuie sur la pulsion de mort au sens freudien et non pas au sens de la psychologie de caniveau chère aux charlatans, se confond-elle ou se distingue-t-elle d’une destruction, entendue comme un anéantissement « épurateur », « éradicateur » de fautes, sources de culpabilisation englobant tous ceux qui s’identifient imaginairement –nationalisme oblige- aux principaux instigateurs,  remplissant une fonction au service d’un discours et de l’idéologie qui le détermine ? De surcroît, si cette « imperfection » ressortit à une perversion, comme celle qui est injectée par le système d’exploitation capitaliste, de plus en plus esclavagiste, pourquoi ne pas prôner en l’occurrence une destruction fondée sur un discours, dont la radicalité sur le plan éthique, est un gage de lien social inédit, au sens où le sujet de l’inconscient, qui dépasse l’humain en lui retranchant sa paranoïa « naturelle », a et aura désormais droit de cité ? La « lyse », mise en œuvre par l’analyse en tant qu’elle déconstruit, voire détruit pour reconstruire sur de nouvelles bases théoriques, ne saurait être confondu avec une entreprise nihiliste, laquelle, in fine est au service de l’idéologie qu’elle est censée déconstruire ou détruire. Une lecture « lysante » s’appuie sur des fondements théoriques explicites. Elle peut promouvoir l’avènement d’un discours, c’est à dire un lien social qui permet à des colères et à d’autres affects de se transcender en conceptions et théories, autrement plus enrichissantes sur les plans intellectuel et politique, à la fois à l’échelle individuelle et collective. Mobiliser le symbolique peut passer pour chaotique pour tous ceux qui le refoulent et n’en veulent rien savoir. Mettre l’accent sur son advenue à la faveur d’un trouble, évite et déjoue la mise à mort dans laquelle ceux qui le refusent, ont tendance à se précipiter en même temps qu’ils précipitent les leurs, pour peu que ceux-ci croient s’identifier à eux, et partager imaginairement leur notoriété factice, dont l’ infatuation n’est guère protectrice.

La lecture « tiraillée » de  ce que DAOUD nomme « l’occident» est hermétique à une dialectique moebienne, qui fait également défaut à l’approche des universitaires. Car si ces derniers ont raison de soutenir les mouvements antiracistes en tant qu’ils combattent résolument un racisme qui sourd et suinte du refoulement de la « lutte des classes », rien ne prédit que la logique implicite, à l’œuvre dans le racisme, ne contamine pas à terme, ceux et celles qui le combattent à raison. L’Histoire, notamment les leçons du nazisme (cf les travaux de feu Zeev STERNHELL sur les infiltrations –par porosité- des idéologies fascistes dans les conceptions de ceux qui se réclament de la République), nous a montré à foison que l’antisémitisme et le racisme servent à dissimuler la « lutte des classes » et à refouler le système d’exploitation capitaliste , en opérant un  déplacement sur « les races ». Essentialisées à outrance et radicalement opposées les unes aux autres, celles-ci se retrouvent réduites et contraintes par conséquent à se combattre jusqu’à la mort, d’autant que certaines sont exclues, « manu militari » non pas seulement de l’humanité, mais aussi et surtout de la subjectivité. Car la subjectivité spécifie l’humanité et la démarque de l’animalité à laquelle elle peut être ramenée par le recours  à des références bio-politiques et idéologiques. Elle lui rajoute en fait ce qui manque à tous ceux et à toutes celles qui en font partie, dès lors qu’ils sont parlants, doués de parole, à savoir une incomplétude essentielle, inhérente à une soumission irrévocable, liée à une dépendance indépassable, qui ne leur fera jamais défaut, quoi qu’ils fassent et disent.

La dialectique moebienne qui met en continuité des opposés sans les exclure, est typique de celle qui est à l’œuvre dans la subjectivité.  L’inconscient la porte et en est le garant. Aussi, lorsque l’Occident, par ses méfaits et ses exactions, suscite des réactions et des soulèvements fondés et justifiés, il ne s’agit en aucun cas de « jeter le bébé avec l’eau du bain », dans la mesure où cet « occident » n’existe, avec ses atouts et ses travers, que parce qu’il est le produit de siècles de combats et de luttes qui lui ont donné cette signification, laquelle est loin d’être acquise, défintivement et éternellement. Le « parfaire », comme le préconise DAOUD, revient à le déconstruire et à analyser certains de ses fondements qui perdurent, tout en demeurant enténébrés, et par là même toxiques. Mettre sous les projecteurs d’une raison qui fait appel à la subjectivité et à l’inconscient, les parts d’ombres et de ténèbres de « l’occident », revient à faire une lecture rigoureuse sur le plan éthique des symptômes qu’il ne manque pas de produire, et qui permettent à ce qu’il refoule depuis des lustres, de revenir sur le devant de la scène. L’universalisme dont il se targue, n’a pas mis fin aux multiples exactions (discriminations, ségrégations raciales, colonisations et tueries de masse…) qui le démentent. Bien au contraire, il n’est pas rare de le voir donner lieu à des manifestations non exemptes de « chauvinisme », et portées par des conceptions qui n’ont de cesse de vilipender le « communautarisme » de certaines communautés, hostiles par essence à l’universalisme et à ses « Lumières » conjointes, ainsi que le définissent certaines idéologies perverses, peu regardantes à la polysémie et à la plurivocité sémantique. En excluant celles-ci de tout débat, l’univocité, l’unilatéralité et ses conséquences réifiantes, deviennent l’enjeu principal d’un combat politique, que se livrent des théories, qui répondent en écho à des constructions établies sur les mêmes univocités sémantiques pour les leur opposer et les leur retourner, sans qu’aucun progrès logique ne soit perceptible. Ainsi, si une communauté est sous-tendue par le souci imaginaire de faire groupe pour assurer à ses membres une unité idéale, mais illusoire, elle montre par là-même qu’elle est en fait bien intégrée à l’idéologie dominante, qui le lui reproche en fin de compte. En effet, conformément à l’idéologie dominante, de telles conceptions « communautaristes » se refusent à mettre en commun ce qui constitue en propre chacun et chacune de ses membres, et qui le particularise tout en étant indéfectiblement arrimé à un même « manque à être », partagé par tous les « êtres parlants » qui en rendent compte à travers des manifestations et des expressions diverses et différentes, dont les capacités de dissimulation et de scotomisation ne parviennent pas à l’anéantir définitivement. Si universalisme il y a, c’est bien grâce à ce « manque à être » et non pas aux manœuvres perverses destinées à le rejeter et à l’exclure. Toutes les idéologies exclusives d’une façon ou d’une autre de ce dernier,  dévoyent et dégradent l’universalisme en le transformant en slogan politique, qui se réfère en fait à un dogme abstrait, préétabli a priori, et fondamentalement faux, dans le sens où c’est le différent et le particulier qui s’avèrent les mieux à même de mettre en évidence l’universel, qu’ils partagent en tant qu’il est hors de leur portée, et fait  échec, à chaque fois, à leurs tentatives de le maîtriser et de le « dhommestiquer ». Tout universalisme dont la constitution et l’organisation sont fondées sur une logique bilatère, qui récuse catégoriquement l’unilatère, confirmateur de la signifiance, ne peut que s’enliser à terme dans une réification qui engendrera ostracisme, discriminations de toutes sortes, racisme et antisémitisme. Ainsi, comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas parce qu’on est Juif, ou qu’on a été victime de ségrégation de type raciste, qu’on est immunisé « naturellement » contre l’antisémitisme et le racisme, surtout lorsque l’idéologie dominante dans laquelle on vit, est fondamentalement essentialiste et réifiante, même si elle se pare de certains atours dits démocratiques plus ou moins séduisants.

La symptomatologie, issue d’une telle conception qui prend part à la « psychose sociale », requiert de la prudence quant aux lectures qu’elle suscite, car elle peut engendrer une aggravation des troubles si ces dernières ne sont pas soumises à un travail déconstructif, analytique de grande valeur,  dévoilant les manœuvres de « brocanteurs » qui s’assignent la tâche de réhabiliter –notamment grâce à une notoriété de pacotille- des idées toute faites, que l’Histoire a déjà jugées . Les « resucées » daoudiennes font ainsi écho aux arguments politiques officiels, qui mettent en avant la lutte acharnée contre le « communautarisme », honni et à bannir, alors que les thèses identitaires essentialistes et nationalistes ne cessent de s’imposer avec force et violence. Elles amalgament les « antiracistes » à ce que  ces mêmes colporteurs appellent, sans les définir rigoureusement, les « anti-tout ». Il est loisible d’entendre dans cette expression la dénonciation de tous ceux qui battent en brèche le totalitarisme dogmatique, de type essentialiste et universaliste, qui réifie pour mieux asservir les « racisés », c’est à dire ceux qui ne sont plus reconnus comme des « êtres parlants », et qui ne se définissent plus que par leur appartenance à une « race », qu’elle soit privilégiée ou stigmatisée. Ces inepties, produites par des discours exclusifs de la subjectivité, renforcent et aggravent la « psychose sociale », qui tend à forclore tout accès à la dialectique moebienne, laquelle prend en compte la valeur de la parole qui, en nommant les choses les inscrit dans l’ordre symbolique, qu’elle soutient constamment en subtilisant et en battant en brèche tout ce qui ressortit à la réification, toujours grosse de débilité. Cette dernière exclut la dimension tierce, qui présente cette particularité de n’être saisissable que par les effets qu’elle induit –non sans le concours des autres dimensions qui lui sont associéees- et qui présentifient son absence, en même temps qu’ils la libèrent de toute dérive essentialiste.

Comment se protéger des infections bilatères que des discours apparemment opposés, qui se combattent, risquent de propager, manifestant par là-même qu’ils les partagent intrinsèquement ?

C’est en lisant correctement et en « lysant /lissant » les inepties contenues dans certaines conceptions et autres fictions, qu’il devient possible d’accéder à une autre dialectique, laquelle nécessite l’intégration en son sein-même, dans le dessein de toujours mieux déconstruire et détruire par la lyse qu’il faut entretenir, d’une dimension  tierce, celle du réel en tant qu’il met en jeu un échappement, que les dimensions dejà engagées, montrent une impossibilité radicale et irrévocable à le maîtriser, quels que soient les stratagèmes pervers, mis en place pour surmonter ce défaut imposé par la structure subjective.

Un lettré, digne de ce nom, est familier de la lettre, qui l’habitue à percevoir et à entrevoir après-coup la « littoralité » constitutive des fictions qu’il produit. Les romans métaphorisent le ratage mis en œuvre par la fonction signifiante. Ils mettent en valeur la lettre qui rend et met en commun le « manque à être », contre lequel bien des tenants de la prédicativité se rassemblent pour lui sceller son sort, en vain. Cette prédicativité, de quelque nature qu’elle soit, d’obédience scientifique et/ou religieuse, ne peut se défaire de ce principe logique, inhérent à la condition d’ « être parlant » : « un signifiant ne peut se signifier lui-même » (LACAN). Tous les prédicats qu’on lui associe et adjoint, s’avèrent insuffisants à lui faire recouvrer l’essence (le réel) qu’il indique. Il la subsume et la manifeste explicitement, à travers des métaphores incessantes, qui organisent et orientent la représentation. Ainsi, ces métaphorisations mettent au jour la structure subjective en tant qu’elle est définitivement finie, mais jamais close, voire bouclée et bouchée. C’est pourquoi sa forclusion, voulue par les théories prédicatives et ontologiques –aussi opposées soient-elles- finissent-elles par dévoyer et corrompre toute velléité « démocratique », qui refuse de mettre en commun le « manque à être », dont la conséquence majeure réside dans l’impossibilité de maîtriser directement –c’est à dire sans médiation- le réel. Faire échec à cette structure par des manœuvres perverses de tous ordres, aggrave la « psychose sociale », et pousse sans coup férir au totalitarisme le plus cynique et le plus criminel, d’autant plus qu’il ne cesse d’exhiber et d’accuser (accentuer) sa bonne foi.

Enfin, si « parfaire  l’Occident » c’est lui éviter la déconstruction, cela signifie qu’il faut l’encourager à continuer à dénier de plus en plus violemment ce défaut , qui est sa pierre angulaire, et ainsi le conduire progressivement à sa perte, non sans avoir au préalable contribuer à la mort d’un grand nombre de personnes. Faute de mettre à profit la pulsion de mort pour détruire et reconstruire, en affinant les fondements de ce qui demeurera toujours une production théorique ou fictionnelle, c’est la mort réelle qui triomphera.

Le chœur des fidèles pleureuses aura alors fort à faire ! Les expressions et les manitestations compassionnelles d’affects rapprochent certes les « êtres parlants » : elles les identifient les uns aux autres par le biais d’un supposé partage affectif, qui s’avère à terme insuffisant pour préserver une « fraternité » issue de leur dépendance du symbolique. Cette dépendance les soumet à une « castration » (symbolique) qui ne fait que rappeler une impossibilité,  dont le caractère indépassable est remis en cause par les plus paranoïaques d’entre eux. Transformés alors en adversaires, voire en ennemis, ils s’adonnent à toutes les manœuvres pour s’en libérer coûte que coûte, au point d’éliminer, d’une façon ou d’une autre, tous ceux qui empêchent ce prétendu « progrès » de s’accomplir.

 

                                                                             Amîn HADJ-MOURI

                                                                                        25/06/20