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Programme 2016-2017

PROGRAMME AECF LILLE 2016-2017

 

CONFERENCES

Thème: Féminité et Pouvoir

(Varia : Psychanalyse et Mathématiques : ouverture vers la physique)

 

Lieu : CMP/CATTP, 9-11 rue Barbier Maes à Lille – 59000 LILLE

Horaire : de 14H 30 à 16H30

Tarifs: 8€ / 5€ / gratuité (adhérents)

 

1er Octobre 2016 :

Benoit LAURIE : « Les agalmatas du pouvoir et la servitude volontaire » »
De La Boétie à Lacan, il n’y aurait qu’un pas ou peut-être: Karl Marx… Comment les attributs du pouvoir participent à l’aveuglément – à cette « habitude » dirait La Boétie- emprunté par les serviles? Comment les attributs divins, pervertis, jouent de cette pathologie qui pousse à fuir la « liberté?.

Et Jean-Charles CORDONNIER : « La féminité chez Badiou lecteur de Lacan »

 

19Novembre 2016 :

Amîn HADJ-MOURI : « L’évidence de la féminité = la « père-version » »

Le passage de la perversion, toujours « hommosexuelle » à la « père-version » -grâce à un Père qui soustrait, subtilise et féminise- implique l’inconscient qui confirme chacun et tous comme sa dupe, « dénaturée » et « desessentialisée », c’est-à-dire libérée du seul déterminisme anatomique, désormais soumis à l’ordre symbolique, qu’il accepte.

 

3 Décembre 2016 :

René LEW : « Femme de Dieu »

 

7 Janvier 2017 :

René LEW : « Compacité féminine »

 

4 Février 2017 :

Dominique GUEVENOUX : « Sans titre »

 

4 Mars 2017 :

Pierre SMET: « S’autoriser à être femme »

 

1er Avril 2017 :

Psychanalyse et Mathématiques : ouverture vers la physique

Anne-Claire DUEZ : « Usages psychanalytiques des mathématiques »

Et Patrick VANUXEEM: « Pascal et le Père Noël ou l’inexistence du vide ».
1647, un dialogue s’établit entre Pascal et le Père Noël, membre de la compagnie de Jésus, sur l’existence du vide.

Nous nous intéresserons à la mise en évidence expérimentale du vide par Pascal ainsi qu’à son incidence sur le développement de la philosophie et des sciences.

Les échanges pourraient ensuite porter sur la question du vide en psychanalyse.  

Le propos s’appuiera en partie sur le livre « Gassendi, Pascal et la querelle du vide » de Simone MAZAURIC paru aux P.U.F. en 1998. 

 

20 Mai 2017 :

Kevin VANCAUWENBERGHE : « Féminité, on dit cap ? Approche (et fuite) du corps handicapé »

Et Mylène DEVAUX : « Une histoire de monstre, de princesse et de sorcière »

 

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JOURNEE DE TRAVAIL

Féminité et pouvoir

10 Juin 2017 

Journée de travail collectif des membres de l’AECF Lille sur le thème de la féminité

Liste non définitive des intervenants:Daniel Acanthe, J-C Cordonnier (« Féminité e(s)t Unheimliche »), Maryse Deleplancque (« Féminité ou poésie de l’inquiétude »), A-C Duez (« Réseau et hiérarchie »), Dominique Guevenoux, A. Hadj-Mouri, Benoit Laurie, Marie-Hermence Montabord, Rachid Mokhtar…

(Avec la participation d’un intervenant extérieur pour discuter les travaux et présenter les siens ; informations à retrouver plus tard sur le site de l’association)

 

Argument :

La psychanalyse est politique… de la féminité !

Une remarque sur les articles. Nous avons sans doute tort de parler de la psychanalyse ; la psychanalyse est comme la femme, elle n’existe pas – renvoyant à une logique où la rencontre se fait au un par un, battant en brèche les velléités totalisantes et totalitaires. Pour autant, peut-on dire, en dire, lui faire dire n’importe quoi ? Evidemment non. Certain(e)s pourtant ne s’en privent pas, se prennent pour des psychanalystes (et non pour des non-analystes) et dès lors la diffament (cf. Lacan, séminaire Encore). Quant à politique, l’absence d’article (le ou la ?) invite au choix, à prendre position et responsabilités. Dire que la psychanalyse est politique de la féminité c’est dire une issue pour la cure, quel que soit le sexe anatomique de qui s’y engage et de ses options sexuelles. Il va sans dire que nous n’essentialisons pas, encore moins depuis l’anatomie. Par exemple, en quoi l’accession d’une femme d’extrême-droite à la présidence de la république serait un progrès, un succès pour les femmes, pour le féminisme ?

Nous ne disons pas qu’il y a un mode féminin de la politique (logique sphérique), nous disons qu’il y a un mode psychanalytique de la politique qui a pour nom la féminité (logique asphérique), un mode qui s’affronte au phallus comme pas-tout (ça n’est pas tant le pas-tout contre le phallus que le phallus comme pas-tout). D’ailleurs, parler du signifiant phallus ne convient pas ; phallus est un signifié et non un signifiant (comme par exemple papa ou maman dans une cure). Signifiant phallique convient mieux ; mieux encore : fonction phallique (puisqu’il y a à distinguer la fonction en intension et les objets en extension). Pour mémoire, un signifiant ne tient pas seul ; il n’y a de signifiant que dialectiser avec un autre. Ici, phallus se dialectise, s’articule à merveille avec trou. Et on aurait bien tort de se laisser aller à prendre le trou pour un vagin ! (Le « qu’on dise… » n’est pas monologue du vagin…) Le trou n’a pas de fond. Le trou pour dire l’orifice est impropre. Le corps n’est pas tant troué (quoi qu’on comprenne bien que Lacan doive dire ça contre le moi-peau de D. Anzieu, notamment) que perméable, pénétrable. L’orifice pris comme trou nous intéresse du fait des bords (cf. la logique pulsionnelle). C’est par les bords que l’on rencontre l’autre – la glissade est rapide qui nous ferait aller du bord à la limite et faire de la pratique psychanalytique une (ré)éducation des nouveaux sujets (sic) face aux limites malmenées (cf. « la théorie évolutionniste » de la psychanalyse que démonte M. Zafiropoulos dans ses travaux d’anthropologie psychanalytique). La fonction (phallique) en intension se saisit récursivement ; pas besoin de rendre réversible (donc sans continuité möbienne) des objets phallicisés en extension pour s’illusionner d’un progrès.

Venons-en à notre titre. Telle pourrait être notre contribution à l’entendement de l’actualité des tueries de masse : « Mal et féminité » en somme. Le witz qui se dessine est facile oui mais pas gratuit (un trait d’esprit qui ne porte pas à conséquence tombe du côté du lapsus, du symptôme lacaniste dirais-je). Appuyons-nous sur un produit culturel populaire au succès indéniable (dû sans doute aux ficelles inconscientes qu’il ne cesse d’agiter : parricide et inceste en tête. Je ne discute pas de ses qualités, qu’il s’agisse du format écrit ou du format visuel) : à savoir la série Game of Thrones. Le monde dans cet univers fantastique médiéval imaginaire évolue, notamment et surtout, entre deux femmes fatales (la femme fatale – qui n’existe pas – est un fantasme masculin et le masculin n’est pas l’essence de l’homme ; ce qu’il y a c’est la fatalité de la féminité), entre deux reines : Cercei Lannister et Daenerys Targaryen au style différent peut-être mais à l’ambition identique : accéder au pouvoir total. Je m’arrête sur une

scène en particulier : un intriguant menace à mot couvert la reine Cercei en lui disant « le savoir c’est le pouvoir », ce à quoi elle répond d’un mot qui a pour effet immédiat que les gardes qui l’accompagnent portent leurs armes sous la gorge de l’intriguant et elle d’ajouter « le pouvoir c’est le pouvoir » ; il ne lui reste plus qu’à promettre le silence… pour ne pas être réduit au silence. Cette scène dit le rapport de force, dit la dimension morbide du pouvoir qui a pour possible la destruction pure et simple de l’autre ou à tout le moins la servitude par la peur. La violence de cette série a l’avantage de présentifier l’absence de sexe du pouvoir : le phallus n’a pas de sexe ! (C’est une erreur de lecture a visée idéologique qui fait prendre cette scène pour du féminisme.)

Nous posons dès lors que la politique qui se déduit de la psychanalyse et qui a pour nom féminité est un combat pour la renonciation au pouvoir (il faut entendre qu’il y a énonciation dans renonciation, à un accent près), un combat quotidien pour laisser la place vide…

JCC.

Bibliographie non exhaustive :

(Je ne donne pas de référence précise pour S. Freud (cf. les textes sur la féminité qui couvrent toute son élaboration), J. Lacan (cf. entre autres le séminaire Encore et L’étourdit) et R. Lew (cf. par exemple Politique du corps et de l’écriture) ; tout est à lire et le présent argument ne tient pas sans eux.)

Günther ANDERS : La violence : oui ou non (1987), Paris, éd. Fario, 2014.
Paul-Laurent ASSOUN : Freud et la femme (19..), Paris, éd. Payot, nombreuses rééditions.
P.-L. ASSOUN et M. ZAFIROPOULOS (dir.) : Figures cliniques du pouvoir, Paris, éd. Anthropos/Economica, 2009.
A. BOURREAU et C. PENEAU : Le deuil du pouvoir, Paris, éd. Les Belles Lettres, 2013.
Pablo IGLESIAS (dir.) : Les leçons politiques de Game of thrones, Fécamp, Post-éditions, 2015.
(cf. https://www.youtube.com/watch?v=sKTc8Chvw5k )
Hervé VAUTRELLE : Qu’est-ce que la violence ?, Paris, éd. Vrin, coll. « Chemins philosophiques », 2009.
Markos ZAFIROPOULOS : La question féminine, de Freud à Lacan, Paris, éd. PUF, coll. « Philosophie d’aujourd’hui », 2010.
M. ZAFIROPOULOS (dir.) : La question féminine en débat, Paris, éd. PUF, 2013.
M. ZAFIROPOULOS : Du père mort au déclin du père de famille, Paris, éd. PUF, 2014.
M. ZAFIROPOULOS : Le symptôme et l’esprit du temps, Paris, éd. PUF, 2015.
Nathalie ZALTZMAN : L’esprit du mal, Paris, éd. de l’Olivier, coll. « penser/rêver », 2007.
N. ZALTZMAN (dir.) : Psyché anarchiste, Paris, éd. PUF, coll. « Petite bibliothèque de psychanalyse », 2011.

 

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CARTELS / GROUPES DE TRAVAIL

 

. Dominique GUEVENOUX :

« Das Ding « 

« En quoi le Das Ding Freudien peut il être prometteur, à se tenir entre autres, à sa fonctionnalité imprédicative? Comme toute théorie relève d’un « praticable » pour qui l’élabore, se repérer ainsi à Das Ding donne accès, à bien lire René Lew*, à un organon possible, organon nécessairement dégagé des atours « fixionnels » attachés à l’objet du fantasme (notamment de ceux liés aux prédicatifs). Beaucoup de questions se posent notamment celles d’un « au delà de l’objet » , d’une demie mort, d’un multivers psychique, Etc… »

Cette proposition de travail appelle à des voies diversifiées, assez pour rendre « apéritives », selon la formule consacrée par Louis George Papon, les conditions d’un travail de défrichement ou d’avancées « théoriques » … »

« Plus loin, en fonction du travail, nous envisagerons la poursuite du cartel autour du second livre de René Lew  » Politique du corps et de l’écriture » Coll Lysimaque.

Rdv à mon cabinet, un soir par mois, de 20H30 à 22H30, à partir d’Octobre 2016.

Contact: 0622166859

Livres de travail:
René Lew, in La « chose » en Psychanalyse,Coll Lysimaque
René Lew : Politique du Corps et de l’écriture, Coll Lysimaque

 

 

.Groupe de lecture sur LE SÉMINAIRE VIII : LE TRANSFERT

À raison d’une séance toutes les trois semaines. Les participants sont à ce jour : Sandrine Ely, Mylène Devaux et Aurélien Bouvier, Kevin Vancauwenberghe.

 

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SEMINAIRES :

 

. Amîn Hadj-Mouri :

« La psychothérapie institutionnelle: paradigme d’une idéologie médico-psychologique humaniste exclusive du discours analytique. »

Les jeudis 13 octobre 2016, 17 novembre, 15 décembre, 12 janvier 2017, 09 février, 09 mars, 13 avril, 11 mai, 15 juin, à 21H au CMPP Henri WALLON, 28 RUE HENRY BOSSUT à ROUBAIX
6 RUE HENRY BOSSUT à ROUBAIX

Les séances seront consacrées à montrer, à la lumière du discours psychanalytique, comment la « psychothérapie institutionnelle » est un aliénisme qui ne dit pas son nom, malgré le recours à la psychanalyse et à un marxisme idéologisé, et partant frelaté.

Textes préparatoires au séminaire

Cette thèse résulte de ma lecture attentive des textes des chefs de file du mouvement de P.I.Dans le cadre du séminaire préparatoire au colloque de 2016, je tenterai d’étayer cette thèse qui ne vise pas à invalider, ni à discréditer des tentatives d’aménagement des prises en charge dans le dispositif (secteur) psychiatrique. L’intérêt consistera surtout à mettre en lumière les butées théoriques qui, malgré le recours à la psychanalyse, n’ont pas manqué de conduire à l’échec des projets aussi ambitieux que séduisants.

Les idéologies ontologico-prédicatives, présentes dans les élaborations qui se réfèrent à ce mouvement, ont eu raison du discours analytique, alors que sa structure est censée le préserver des impasses et des dérives qu’elles engendrent et nourrissent.

Amîn Hadj-Mouri – le 12 mai 2015

 

La psychanalyse met au jour ce que d’autres institutions refoulent et méconnaissent, à savoir leur irréductible fondement signifiant. Une institution, quelle que soit sa mission sociale, procède du signifiant et se soutient d’un discours, c’est à dire d’un lien social, qui, s’il méconnaît la signifiance, finit inexorablement par exclure -volontairement ou non- le sujet, et participe ainsi à renforcer la psychotisation généralisée.

Pour « soigner » l’institution, surtout si elle se dit soignante – comme l’envisage à juste titre la P.I. il est indispensable de s’appuyer sur des conceptions théoriques solides et robustes pour assurer des pratiques conséquentes et responsables, comme celles qui concernent le ça (de la chose freudienne -das ding-), qui veut dire que « là où c’(la chose)était, dois-je advenir » (FREUD). Le devoir dans l’affaire relevant de la nécessité structurale et existentielle, et non pas de l’impératif idéologique et/ou moral.

D’autre part, instruire « le procès des psychothérapies » à partir du discours analytique, vise non pas celles-ci, qui servent l’aliénation sociale, mais d’abord et avant tout ce dernier pour en souligner l’éthique spécifique, et le préserver ainsi in fine des dérives et autres formes de capitulation face aux injonctions de plus en plus fascisantes du capitalisme et de sa « liberté ».

Amîn Hadj-Mouri – le 13 mai 2015

 

Contact : Amîn HADJ-MOURI

aminhadjmouri@gmail.com

Tel : 0683546425

 

 

. Séminaire clinique du G18:

« Psychothérapie Institutionnelle »

L’EPSM Lille-Métropole met en place pour l’année 2016-2017, en partenariat avec l’UFR Psychologie Lille 3 / Paris VII, dans le cadre du pôle recherche et de formation en psychiatrie et psychologie clinique un séminaire clinique, intitulé « Psychothérapie Institutionnelle ».

 

La psychothérapie institutionnelle commence à se mettre en place à partir de 1940. Elle reste une référence incontournable dans l’histoire de la psychiatrie. Le contexte historique et politique de cetteépoque a largement favorisé sa naissance, et de nouvelles pratiquessoignantes ont vu le jour, comme en témoignent l’expérience de Saint Alban et de la Clinique Laborde. Après avoir dans un premier temps contribué à modifier les pratiques institutionnelles, sa place s’est progressivement réduite au profit de cloisonnements et de normesmanagériales et sécuritaires. Elle est aujourd’hui à nouveau plébiscitéedans bon nombre de lieux de soins afin de tenter de réintroduire un travail de liaison nécessaire à la fonction soignante.
Ce séminaire propose de réinterroger et analyser les concepts fondateurs de la psychothérapie institutionnelle pour les mettre entension, et comprendre comment leur application dans le champ actuel de la psychiatrie peut être repensée, voire réinventée.

 

Les samedis de 9H30 à 11H30 au bâtiment d’accueil de l’EPSM Lille-Métropole, DIRM, 2ème étage, rue du Général Leclerc à Armentières.

03 décembre 2016 : René LEW (Dimpsy-Paris)

« Critique de Il, donc(1978) de Jean Oury »

07 janvier 2017 : René LEW (Dimpsy)

« Critique de La psychose, la mort, l’institution de J. Oury »

04 février 2017 : Pierre SMET (Acte Psychanalytique-Bruxelles)

Projection de film

04 mars 2017 : Pierre SMET (Acte Psychanalytique)

« Les chemins de la psychothérapie institutionnelle. »

1er avril 2017 : Jean-Charles CORDONNIER (AECF- Lille, Dimpsy)

« Clinique et critique »

20 mai 2017 : Benoît LAURIE (AECF-Lille)

« Comment l’institution soutient une production sans plus de rentabilité ? »

17 juin 2017 : Arnaud BARBIER (Centre Hospitalier de Somain)

« Que faire des discours qui traversent les institutions ? »
Référents du séminaire :

Mme Rosa CARONMCF-HDR, en psychopathologie et psychologie clinique Lille3/Paris VII

Dr Nadia BABAChef de Pôle 59G18
Inscription au séminaire :ldehosse@epsm-lm.fr

 

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