logo


Programme 2022-2023

 

 

CONFÉRENCES

 

Lieu : La Coroutine, 16 Allée de la filature 59000 LILLE (étage supérieur, en fond de cour)

Horaire : Le samedi de 14H30 à 16H30

Thème des conférences 2022-23

« En quoi le discours psychanalytique diffère-t-il des autres discours et comment, à partir de cette différence, débouche-t-il sur un savoir autre qui ne soit pas non plus un métalangage ou une nouvelle idéologie. »

 

Samedi 15 octobre 2022

Dominique GUEVENOUX

La Psychanalyse n’est pas une Weltauschauung.

Depuis Lacan, la psychanalyse est un discours d’où ça parle, mis à jour, découvert et articulé, par Freud le premier. Ce postulat n’en reste pas moins sulfureux aux « belles âmes » nombreuses et cantonnées aux replis stratégiques que leur offre le refoulement et dont la Cité les récompense d’une visibilité éhontée. Ce en quoi le « malaise dans la civilisation » confirme que s’y éprouve bien là une douleur, celle « d’une troisième blessure narcissique » infligée dès lors à l’humanité, épreuve comparable à une Révolution Copernicienne ! Après Freud et Lacan, les « parlêtres » ne sont même plus maîtres chez eux, le Moi ontologique se trouve relégué à une formation de l’inconscient dépendant d’une « autre scène » et dont l’effectivité des logiques sont si efficaces qu’elles s’avèrent imparables : Un lieu Autre où l’inconscient émarge comme « structuré comme un langage ». Plus encore qu’une révolution, après Lacan on assiste à une subversion même de la notion de sujet qui s’opère d’un Réel donnant aux réalités supposées figures de fictions. Comment dès lors rester indifférent quand un discours apparait dont les arcanes et la portée confinent à rapprocher la subversion Freudienne pour les sciences humaines au séisme de la théorie quantique pour la physique classique ?

Quelques soient les détracteurs actuels tous au service du « Discours Capitaliste » qu’ils le sachent ou pas, ils réifient le sujet à l’hontologisme de leurs faux mérites thérapeutiques. En effet, depuis Freud, une autre efficace (de s’orienter d’un Réel à lire la structure des discours) ouvre une voie à l’x d’une fonction d’ek-sistence pour un sujet autre. A défaut, le Moi comme seul sujet est contraint à plus d’aliénations, réductibles toujours plus à se « calculer » variant au gré des réifications numériques qui l’enserrent davantage tendant à rendre compte du faux procès qui le défigure, la bonne intention de façade servant une « passion de l’ignorance » qui l’accable, ne serait-ce qu’à s’y éprouver comme victime ou sauveur.

Le discours psychanalytique ouvre pour chacun un « à côté » aux discours dits « sphériques » inaugurant dès lors un lien social instruit d’un Réel dont l’éthique subordonne la paranoïa collective à laquelle le Moi s’aliénait dans l’impuissance de sa répétition. A contrario, le discours psychanalytique réussit là où la paranoïa échoue, c’est une formule Freudienne qui fraye depuis une direction. La Cure se doit d’en parcourir l’expérience qu’elle initie comme à travers les multiples effets qui se déploient dans la cure. Un important travail théorique s’en suit qui répond de cette expérience, ce en quoi chacun peut s’y atteler ne serait-ce qu’au titre d’y témoigner.

C’est pourquoi cette année encore, nous maintenons notre activité à mettre à l’épreuve la parole « pleine » qui engage nos propres déterminations et à se constituer ainsi comme concerné(s) des effets de discours qu’elle implique et dont elle relève.

Pas de morale, pas de concurrence, pas de publicité mais l’expérience d’un dire qui vaut pour chacun qui s’y risque s’employant à se soutenir de l’échappement dans son énonciation. Car c’est bien au « un par un » qu’un nouveau lien social doit (soll) émerger qui ouvrira au champ Freudien : Cela ne vaudra que du mérite de s’y exercer avec «quelques autres » œuvrant à la transmission d’un désir, d’un « désirautre » assurément. Au moyen de l’« Association libre » le thème de cette année est de s’y risquer de n’en avoir pas…

« Wo Es war, soll Ich werden » en voilà une formulation.

 

 Samedi 26 novembre 2022

Benoit Laurie

« La psychanalyse face au défi de la guérison psychique »

Samedi 07 janvier 2023

Abdou BELKACEM

 

Samedi 04 février 2023

René LEW

Pratiquer le discours analytique

Le savoir inconscient permet le passage à la conscience via la lettre littorale qui est ne trace fonctionnelle qui ne (se) marque pas. En cela le discours analytique se distingue des autres discours, qui, eux, marquent le sujet qui s’en fait le servant (DM) en s’en trouvant enseigné ou plus exactement mis à l’épreuve (DU) depuis son symptôme (DH).

Samedi 18 mars 2023

Touria MIGNOTTE

Samedi 1er avril 2023

René LEW

Pratiquer le discours analytique

Passe par la lettre littorale qui sert de pierre de touche dans cette épreuve[1] concourant à la mise en jeu de l’expérience analytique dont seul le sujet est respondable, un sujet rapportant l’un à l’autre l’analysant et l’analyste.

 

Samedi 27 mai 2023

Aurélien BOUVIER

          

Samedi 17 juin 2023

Claude EISENBERG

 

CARTEL

 

Isabelle Boulier-Top

« Comment la psychanalyse en tant que science de l’Eros, peut être un éclairage face aux nouveaux signifiants LGBTQI+ d’une part, et face aux réactions mondiales fascistes et discriminantes d’autre part. »

En éclairage, cette citation de Lacan : « il ne s’agit pas de savoir si je parle de moi de façon conforme à ce que je suis, mais si, lorsque j’en parle, je suis le même que celui dont je parle (…)

Le cogito philosophique est au foyer de ce mirage qui rend l’homme moderne si sûr d’être soi dans ses incertitudes sur lui-même » (in Les Ecrits 516 – 517)

Argumentaire :

De tout temps, la jeunesse contemporaine a exprimé une volonté de changement ; depuis ces dernières années, et en 2022 c’est sous l’angle inédit des questions de genre qu’elle emprunte le chemin.

Comme orientée par la psychanalyse et intéressée par la question du phallus et de la castration

Comme analysante travaillant entre autres au meurtre du père

Comme femme, parent de 2 jeunes adultes et témoin de leur construction identitaire

Comme citoyenne

Je ne peux ne pas voir et ne pas entendre cette vague qui déferle et qui sourde dans nombreux foyers et cabinets, et j’ai décidé de m’y intéresser.

Au départ, comme beaucoup de collègues et amis, c’est la souffrance du sujet parlant qui se révèle avec fracas. La plupart des transgenres vivent cette dualité « vivre ou mourir » au travers de la dysphorie de genre.

Et puis le désarroi des parents, proches et amis. L’incompréhension, le « je n’en veux rien ça voir », dans un premier temps, pour finir en une acceptation fragile mais avec beaucoup d’amour.

Ce même amour auquel l’analyste est confronté dans la demande de son patient.

Cependant comment travailler avec ses nouvelles formules du genre ? Comment les formules de la sexuation (Lacan) peuvent nous aider ? Ou alors les 4 discours ? A quelle fiction contemporaine avons-nous à faire ou à nous défaire ?

 

Réunion une fois par mois date dès le jeudi 29 septembre 2022 à 20 heures

Isabelle Boulier-Top
Psychologue clinicienne

185 rue des Fusillés
59493 Villeneuve d’Ascq

Tél 03 20 05 14 17
http://ibtpsy.fr

 

Atelier de Topologie Dominique Guevenoux

« La peur descouvre un coeur abastardi » Du Bellay.
Au regard des principales sources de connaissances et d’informations actuelles, toutes
confondues, il nous apparait une puissante convergence à un rétrécissement intellectuel et où les
sciences humaines dites « ontologiques » se sont transformées en un « Secteur» marchand de
plus, aujourd’hui bien « codifié » voire informatisé (DSM) ceci au nom d’une logique abatardie du
discours universitaire et du discours capitaliste.
Le triomphe d’un « non discours » effet de la logique capitaliste semble triompher depuis ces
trente « peu glorieuses » années au point qu’un linceul psychique se soit abattu sur tous les
esprits. Le discrédit porté à la possibilité d’être « pensé » autrement voire à la seule possibilité du
« désir » porte aussitôt le soupçon, pire représente « une menace » très vite réprimée, soit par des
mécanismes de défense d’autocensure soit par des « process » organiques dits
d’accompagnements, à défaut, de mesures graduées de contraintes attentant depuis la Covid
jusqu’aux corps, derniers bastions à prendre sur une liberté structurelle. Ainsi la « Passion de
l’ignorance » comme la nommait Lacan invalide toute « disputation » délaissée aux supposés
« spécialistes » condamnés d’avance par une telle « catégorisation » à une disparition certaine, ce
qui en dit long du désir de mort porté sur les derniers défenseurs d’une « subjectivité » qui
échappe. Une telle hégémonie du discours capitaliste sur la pensée contemporaine est pour moi
la marque d’un « désir collectif mortifère » projeté sur une altérité menaçant sa logique propre.
Nous avons affaire en vérité à un « mirage planétaire » qui s’auto-entretient, se nourrit, pense sans
« tête » et dont la fin opèrera de sa propre dévoration sous la forme probable d’un effondrement
interne, à défaut d’une famine imposée par les dégâts consécutifs à sa voracité… Aucun espoir
attendu de « l’extérieur » ne sera qui ne ferait que renforcer aussitôt les forces de la « bête », de
cet organon planétaire, multiforme et informe à la fois, dont la langue est informatique, c’est à dire
« hors subjectivité » justement, uniquement binaire.
Au regard de cet état des lieux, il est un « dit pensable » de joindre à la demande l’adresse du
discours psychanalytique comme indispensable et que la souffrance psychique interpelle Encore,
ne serait-ce qu’au titre d’une réponse. Non plus seulement sous la seule représentation de
symptômes à contraindre mais comme pouvant faire apparaitre un « dis-corps » dans leur
capacité existentielle, un manquement « éthique » invitant fermement à une remise « en cause »
du « Je » oublié, sacrifié sur l’autel du mensonge Sociétal actuel, soit du fantasme pour tous.
Dans cette direction, j’invite, aux grands maux les grands remèdes, l’implication personnelle à un
retour aux fondamentaux. Ceux-là de la psychanalyse re-passent par la structure qui en a été
démontrée de s’effacer de s’être dite, en laissant au passage se « matérialiser » pour un usage
« bête » l’immatériel qui en consiste. J’appelle ce recours à la topologie comme à une mise « en
panne » de l’intellect farceur pour pouvoir « penser » autrement et se ressaisir chaque fois d’une
subjectivité autrement mal menée. En acte, Un Réel consiste qui s’y dévoile laissant le Moi sur le
carreau pour ouvrir aux dimensions du discours dans lequel le sujet s’a-pair-soit.
Nul savoir à l’avance n’est requis à l’exercice de cet atelier où chacun est convié d’y participer
pour l’intérêt d’y remettre en cause ce qui le cause. D’où que je me tienne, d’y tenir suffit à
l’exercice de s’y trouver déjà pris, ce en quoi l’auberge espagnole n’en rejette aucun.

Dominique Guévenoux
Atelier à mon cabinet, 38 rue Léonard Danel 59800 Lille.
Rv: Un Lundi par mois, à partir d’Octobre 2022, à 21h.
Contact: L’aecf Lille ou me joindre au 0622166859

 

 

 

SEMINAIRE CLINIQUE EPSM Lille-Métropole

 

« Clinique sous transfert »

Le transfert est indéniablement l’un des concepts les plus fondamentaux de la psychanalyse. Mais il est aussi le plus galvaudé, agissant comme une estampille pour revendiquer une posture analytique.

Le transfert, en tant que concept n’a été théorisé que très progressivement et continue de faire l’objet de bien des controverses. C’est pourtant à partir de l’expérience du transfert que la psychanalyse se constitue dans sa pratique et advient au statut de discipline scientifique, lui donnant sa légitimité tout en étant l’obstacle majeur qui s’oppose à sa transmission.

Pour Paul Laurent ASSOUN dira dans son livre publié en 2007 « le transfert est à la fois électif et indifférent, ancien et actuel, contingent et nécessaire, réel et fictif, irrationnel et logique, spontané et extorqué – par la situation analytique – tout cela se rejouant sur le fait qu’il est ce qui arrive » (leçons psychanalytiques sur le transfert, 2007).

Le séminaire clinique 2022-2023 a pour objectif de mettre au travail la question du transfert afin de comprendre pourquoi, comme le constate Freud dans « Ma vie et la psychanalyse » en 1925, « Une analyse sans transfert est une impossibilité ».

 

                                                                       Dr Rosa CARON

                                                                       MDC-HDR, MCF-HDR

                                                                       Lille/Paris

 

Samedi 15 octobre 2022

Amîn HADJ-MOURI


« QU’EST-CE QU’UNE CLINIQUE SOUS TRANSFERT ? » (1)

Si la clinique psychanalytique se distingue et se démarque radicalement des autres cliniques médico-psychologiques, c’est parce qu’elle est concernée au premier chef par la structure du sujet. Celle-ci est impliquée dans la construction et dans la résolution du symptôme, qui tente de la récuser au profit de vaines garanties ontologiques, soutenues et étayées par divers savoirs de toutes obédiences. Le symptôme justifie les demandes adressées aux représentants et détenteurs de ces savoirs, qui suscitent un amour d’autant plus fort qu’ils contribuent à refouler, voire à forclore le sujet, laissant accroire à une éradication du « défaut de rapport sexuel » (LACAN) qui lui est inhérent.

Cet amour privilégie le registre imaginaire (illusions ontologiques) pour faire échec à l’ordre symbolique (perte d’être et représentation) qui permet l’émergence d’une autre modalité de l’amour, celle qui subvertit progressivement -mais jamais définitivement-, grâce à la mise en évidence du réel, les illusions d’homéostasie affective et de comblement moïque. Cette dimension, inséparable des deux autres : l’imaginaire et le symbolique, retire à tout objet -surtout s’il est idéalisé- la prétention de venir à bout du désir en tant qu’il représente l’expression paradigmatique du manque et de l’incomplétude essentielle, indispensables à l’existence.

C’est ce trajet complexe, tortueux et tourmenté de l’amour qui caractérise le transfert et détermine les méandres d’une cure psychanalytique en tant qu’elle s’appuie sur lui comme une résistance ou un frein, qui s’avère cependant nécessaire à la mobilisation de l’inconscient et à sa reconnaissance comme une altérité indépassable. Cette altérité fonde la métapsychologie freudienne et ses développements lacaniens qui consacrent l’imprédicativité du discours analytique, et préservent ainsi son éthique des diverses dérives idéologiques qui menacent sa spécificité, tant théorique que pratique.

Grâce à « l’a-mur » (le mur de l’objet a renvoyant au « troumatisme »), le transfert se sustente de l’amour en tant qu’il « est le don de ce qu’on n’a pas » (LACAN). Quant à « l’amour-propre », comment l’aider, à partir de ses revendications mêmes, à se déprendre de sa « mâle-propreté » pour qu’il considère enfin la féminité comme inséparable de la paternité, caractérisée par le « Nom du Père » (LACAN) qui lui évite d’être amalgamée et/ou identifiée au patriarcat.

 

Samedi 26 novembre 2022

Amîn HADJ-MOURI
« QU’EST-CE QU’UNE CLINIQUE SOUS TRANSFERT ? » (2)

Samedi 07 janvier 2023

Abdou BELKACEM

 

Samedi 04 février 2023

René LEW

 

Samedi 18 mars 2023

Touria MIGNOTTE

 

Samedi 1er avril 2023

René LEW

 

Samedi 27 mai 2023

Dominique GUEVENOUX
« Voudrais-je retirer cette épine faite d’amour ? Cette épine au fond de mon cœur ? Une épine de cette fleur ? » Jocelyne PERPIGNAN

        

Samedi 17 juin 2023

Claude EISENBERG

 

 

[1]