logo


Séminaire 2016-2017

« La psychothérapie institutionnelle: paradigme d’une idéologie médico-psychologique humaniste exclusive du discours analytique. »

Par Amîn HADJ-MOURI

Les jeudis 13 octobre 2016, 17 novembre, 15 décembre, 12 janvier 2017, 09 février, 09 mars, 13 avril, 11 mai, 15 juin, à 21H au CMPP Henri WALLON, 28 RUE HENRY BOSSUT à ROUBAIX

Les séances seront consacrées à montrer, à la lumière du discours psychanalytique, comment la « psychothérapie institutionnelle » est un aliénisme qui ne dit pas son nom, malgré le recours à la psychanalyse et à un marxisme idéologisé, et partant frelaté.

Textes préparatoires au séminaire

Cette thèse résulte de ma lecture attentive des textes des chefs de file du mouvement de P.I.Dans le cadre du séminaire préparatoire au colloque de 2016, je tenterai d’étayer cette thèse qui ne vise pas à invalider, ni à discréditer des tentatives d’aménagement des prises en charge dans le dispositif (secteur) psychiatrique. L’intérêt consistera surtout à mettre en lumière les butées théoriques qui, malgré le recours à la psychanalyse, n’ont pas manqué de conduire à l’échec des projets aussi ambitieux que séduisants.
Les idéologies ontologico-prédicatives, présentes dans les élaborations qui se réfèrent à ce mouvement, ont eu raison du discours analytique, alors que sa structure est censée le préserver des impasses et des dérives qu’elles engendrent et nourrissent.

Amîn Hadj-Mouri – le 12 mai 2015

La psychanalyse met au jour ce que d’autres institutions refoulent et méconnaissent, à savoir leur irréductible fondement signifiant. Une institution, quelle que soit sa mission sociale, procède du signifiant et se soutient d’un discours, c’est à dire d’un lien social, qui, s’il méconnaît la signifiance, finit inexorablement par exclure -volontairement ou non- le sujet, et participe ainsi à renforcer la psychotisation généralisée.

Pour « soigner » l’institution, surtout si elle se dit soignante – comme l’envisage à juste titre la P.I. il est indispensable de s’appuyer sur des conceptions théoriques solides et robustes pour assurer des pratiques conséquentes et responsables, comme celles qui concernent le ça (de la chose freudienne -das ding-), qui veut dire que « là où c’(la chose)était, dois-je advenir » (FREUD). Le devoir dans l’affaire relevant de la nécessité structurale et existentielle, et non pas de l’impératif idéologique et/ou moral.

D’autre part, instruire « le procès des psychothérapies » à partir du discours analytique, vise non pas celles-ci, qui servent l’aliénation sociale, mais d’abord et avant tout ce dernier pour en souligner l’éthique spécifique, et le préserver ainsi in fine des dérives et autres formes de capitulation face aux injonctions de plus en plus fascisantes du capitalisme et de sa « liberté ».

Amîn Hadj-Mouri – le 13 mai 2015

Contact : Amîn HADJ-MOURI
aminhadjmouri@gmail.com
Tel : 06.83.54.64.25