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Séminaire 2015-2016

Séminaire d’Amîn Hadj-Mouri 

Les Jeudis à 21H au CMPP Henri WALLON, 28 RUE HENRY BOSSUT à ROUBAIX:
15/10, 19/11, 17/12/2015, 14/01, 25/02, 17/03, 21/04, 19/05 16/06 2016
 

« La psychothérapie institutionnelle: paradigme d’une idéologie médico-psychologique humaniste exclusive du discours analytique. »

Textes préparatoires au séminaire

Cette thèse résulte de ma lecture attentive des textes des chefs de file du mouvement de P.I.Dans le cadre du séminaire préparatoire au colloque de 2016, je tenterai d’étayer cette thèse qui ne vise pas à invalider, ni à discréditer des tentatives d’aménagement des prises en charge dans le dispositif (secteur) psychiatrique. L’intérêt consistera surtout à mettre en lumière les butées théoriques qui, malgré le recours à la psychanalyse, n’ont pas manqué de conduire à l’échec des projets aussi ambitieux que séduisants.

Les idéologies ontologico-prédicatives, présentes dans les élaborations qui se réfèrent à ce mouvement,  ont eu raison du discours analytique, alors que sa structure est censée le préserver des impasses et des dérives qu’elles engendrent et nourrissent.

Amîn Hadj-Mouri –  le 12 mai 2015

La psychanalyse met au jour ce que d’autres institutions refoulent et méconnaissent, à savoir leur irréductible fondement signifiant. Une institution, quelle que soit sa mission sociale, procède du signifiant et se soutient d’un discours, c’est à dire d’un lien social, qui, s’il méconnaît la signifiance, finit inexorablement par exclure -volontairement ou non- le sujet, et participe ainsi à renforcer la psychotisation généralisée.

Pour « soigner » l’institution, surtout si elle se dit soignante – comme l’envisage à juste titre la P.I. il est indispensable de s’appuyer sur des conceptions théoriques solides et robustes pour assurer des pratiques conséquentes et responsables, comme celles qui concernent le ça (de la chose freudienne -das ding-), qui veut dire que « là où c’(la chose)était, dois-je advenir » (FREUD). Le devoir dans l’affaire relevant de la nécessité structurale et existentielle, et non pas de l’impératif idéologique et/ou moral.

D’autre part, instruire  « le procès des psychothérapies » à partir du discours analytique, vise non pas celles-ci, qui servent l’aliénation sociale, mais d’abord et avant tout ce dernier pour en souligner l’éthique spécifique, et le préserver ainsi in fine des dérives et autres formes de capitulation face aux injonctions de plus en plus fascisantes du capitalisme et de sa « liberté ».

Amîn Hadj-Mouri –  le 13 mai 2015

 

 

 

Séminaire de Dominique GUEVENOUX

Un lundi par mois dès octobre 2015

 

“Das Ding”

Après avoir travaillé l’année dernière sur les questions nombreuses liées à la Passe et l’institution, je me propose de reprendre, en continuité, ce en quoi le Das Ding Freudien peut être prometteur, à se tenir entre autres, à sa fonctionnalité imprédicative. Comme toute théorie relève d’un « praticable » pour qui l’élabore, se repérer ainsi à Das Ding donnerait accès, à bien lire René Lew*, à un organon possible, organon nécessairement dégagé des atours « fixionnels » attachés à l’objet du fantasme (notamment de ceux liés aux prédicatifs). Beaucoup de questions se posent notamment celle que je résume d’un « au delà de l’objet » comme cause décentrée du désir de l’analyste.

Cette proposition de travail appelle à des voies d’accès différentes et diversifiées, assez pour rendre « apéritives », selon la formule consacrée de Louis George Papon, les conditions d’un travail tant de défrichement que d’avancées « théoriques » pour chacun.

Un nombre limité de personne appelle à s’y inscrire au plus vite par téléphone ou mail.

 

Rdv à mon cabinet, un lundi par mois, de 20H30 à 22H30, à partir d’Octobre 2015.

 Dominique Guévenoux

(*René Lew: La « chose » en Psychanalyse; Coll Lysimaque
avec la contribution de: Gertrudis Van de Vijver, Louis George Papon, Yves-Jean Harder et Marc Saint Paul.)