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UNE RENTREE….A BATONS ROMPUS OU LE RAFFERMISSEMENT DU « BIEN DIRE ».

 

« Nous sommes de la race de ceux qui sont brûlés dans les crématoires et des gazés de Maïdanek, nous sommes aussi de la race des nazis. »(M. DURAS. La douleur)

« La structure parle sur elle-même. » Jean CAVAILLES (Sur la logique et la théorie de la science)

« …L’un des problèmes essentiels de la science est que justement le progrès ne soit pas augmentation de volume par juxtaposition, l’antérieur subsistant avec le nouveau, mais révision perpétuelle des contenus par approfondissement et rature. Ce qui est après est plus que ce qui était avant, non parce qu’il le contient ou même qu’il le prolonge, mais parce qu’il en sort nécessairement et porte dans son contenu la marque chaque fois singulière de sa supériorité. Il y a en lui plus de conscience – et ce n’est pas la même conscience. » Jean CAVAILLES (Ibid.)

 

Avoir l’audace de parler sans ambages et d’écrire ferme ressortit à l’éthique du discours analytique (D.A). Je tenterai de dire ici les choses simplement, sans trop les caricaturer, ni les rendre par trop simplistes, sous prétexte de les mettre à la portée de ceux qui n’auraient pas les capacités de comprendre les enjeux liés à l’inconscient, qui ne leur est pourtant pas totalement étranger.

Tous les parlêtres s’expriment en énonçant des constructions, des productions fictionnelles, qu’on peut distinguer sous deux formes principales :

L’une regroupe toutes celles qui méconnaissent la structure signifiante, même si elles en font usage nécessairement, sans le reconnaître (refoulement+dénégation), d’autant plus qu’elles préfèrent se mettre sous les auspices de la logique classique, celle du tiers exclu. Elles n’ont que faire de la subjectivité, en tant qu’elle représente la négation de la conscience, du moi, d’autant que leur dessein implicite et/ou explicite, consiste à renforcer le clivage entre elles (S2) et leur source (S1). Par ce biais, elles contribuent activement à la « psychose sociale » et à son expansion, privilégiant le « barrage », à la « barrière de contact » (FREUD).

Cette catégorie est représentée par les experts de la « gestion des émotions », dont le charlatanisme théorico-pratique n’a d’égal que leur imposture à identifier ce genre d’inepties à la psychanalyse, freudienne, qui plus est. Non que ces charlatans du totalitarisme soient inintelligents pour accéder à la dialectique moebienne de l’inconscient, mais parce qu’ils font un choix, appuyé par leur refoulement névrotique secondaire, qui leur refuse la possibilité d’accéder à un discours, respectueux du sujet, et qui aggrave leur inhibition, proportionnelle à leur asservissement à un surmoi ravageur. Tout choix pratique –aussi empirique se voudrait-il- est aussi théorique. Il relève et procède d’une position subjective, rendue possible par la structure, y compris celle qui nie cette dernière. Ce choix révèle le rapport entretenu avec cette structure subjective, qui met en jeu le sujet, rendant ce dernier, -et non pas l’individu, comme le prétend Roland Gori- « ingouvernable », parce qu’il est associé au désir et à sa loi, qui échappent à tout ordre social. Voilà encore un leader de la doxa psychanalytique qui vient nous proposer, à la place du discours analytique, une resucée du vieil humanisme pleurnichard, complice en dernier ressort de l’exploitation capitaliste, pourtant dénoncée à grand renfort de plaintes et de complaintes « de gauche ». La crainte de se voir confronté à l’échappement et au ratage auxquels nul sujet n’échappe, finit toujours par conduire à « la pataugeoire » des recettes idéologiques éculées, qui, parce qu’elles reçoivent une couche de vernis psychanalytique, ont l’outrecuidance de se faire passer pour un métalangage. Il s’agit là d’une ineptie qui met au grand jour, de la part de ces idéologues, leurs fixations à la logique classique bilatère, alors qu’ils semblent la dénoncer, sans se donner la peine de nous proposer les moyens de la dépasser, qui ne signifient aucunement son éradication. Par là même, le dévoiement du discours analytique, n’aide plus à comprendre la structure subjective et sa temporalité spécifique. Alors qu’elle n’a pas d’âge chronologique, la structure est, d’une part réduite aux manifestations qu’elle engendre, et qui servent à la saisir, et d’autre part complètement confondue avec elles, même si elle en dépend d’elles, nécessairement.

L’autre rassemble tous ceux qui portent une attention extrême à leurs énoncés, afin de respecter la place cruciale de ce qui les fonde et leur donne leur consistance, à savoir le vide inhérent à la signifiance, dont l’activité est constante. Ce vide, mis en jeu quoi qu’il en soit, dans et par tout énoncé, ouvre inexorablement sur « l’ab-sens », et partant sur l’énonciation. Aussi, celle-ci est-elle indissociable de celui- là. Ce mode de respect de la structure signifiante relève de l’éthique du D.A et participe d’un lien social, qui rompt avec la xénopathie et la xénophobie, constitutives de l’aliénation sociale. Certes, l’affranchissement de cette dernière, qui ne veut rien savoir de l’aliénation signifiante, ne peut être total. L’essentiel est qu’elle ne corrompe pas trop, ni ne pervertisse l’aliénation signifiante et l’incomplétude du symbolique, qui lui correspond (le corps en porte la marque par la lettre qui le fait et dont il ne se défait plus). Il faut tenir plus que tout à cette aliénation signifiante en tant qu’elle libère l’ex-sistence du sujet de toutes les idéologies, dont le dessein à terme, reste la mise à mort de l’inconscient, même et surtout si cette fin s‘avère impossible, en raison même de la condition irréductible de parlêtre, qui l’empêche radicalement.

La question essentielle qui s’impose alors, notamment dans les institutions de soins, soucieuses de l’ex-sistence subjective, concerne la création des conditions de réflexion et de travail, pour passer d’un type de constructions et de productions fictionnelles à un autre, grâce à un acte respectueux de l’ordre symbolique et de son incomplétude, qui relègue la visée totalitaire des fictions, unies par leur refus de la signifiance, et intègre la dialectique moebienne, à l’œuvre dans la chaîne signifiante : S2—-S1—-S2. Ainsi, la vérité –toujours « mi-dite »- supplante le totalitarisme, et contribue à la dissolution du symptôme, dont la fonction principale consiste à fixer et à figer cette même dialectique, en la dépouillant du vide qui y opère.

Chaque fois qu’une théorie méconnaît sa nature de fiction, fondée sur le signifiant, et partant sur l’échappement de l’essence des choses qu’elle représente, le charlatanisme totalitaire et complaisant s’instaure. Il renforce les incompétences, notamment dans les institutions, dans lesquelles , ce qui est appelé « équipe » -« thérapeutique » qui plus est-, n’est en vérité qu’un groupe, dont l’amour collusif développé en son sein, par ses membres, se révèle proportionnel à la haine vouée à l’inconscient, comme source d’altérité intarissable. La mise en échec par le D.A de prétentions ontologiques, nourries par un savoir partagé, renforce cet amour et libère la haine, contenue jusque là. Une telle dérive –à caractère incestueux- est la version soft de celle qu’adoptent les fanatiques religieux, qui croient détenir au nom et à la place de Dieu un savoir qui prétend en provenir directement, alors qu’en vérité il sert à éliminer le nom de ce qui échappe à tout parlêtre (Dieu). Par ce pervertissement, le discours du maître « s’absolutise » en rejetant catégoriquement son fondement signifiant. D’où, malgré les émotions et les pleurnicheries de façade, l’accord implicite entre cette conception totalitaire et les diverses « d’hommestications », à prétention humaniste, qui se réfèrent à la « démocratie libérale » en tant qu’elle sacralise la liberté individuelle, chère à l’exploitation capitaliste, au détriment du sujet (de l’inconscient). Et même des positions critiques défendues par des psychanalystes, comme Roland GORI (Cf. l’interview qu’il a donnée au journal « L’ Humanité du 04/09/2015) ne sont pas conséquentes, tant elles restent enlisées dans un humanisme, exclusif du sujet. Elles discréditent par là même le discours analytique, qui se retrouve ravalé au rang d’adjuvant à une critique de type idéologique, d’une part stérile pour ceux qui « trinquent », et d’autre part néfaste pour la psychanalyse elle-même. Sa «d’hommestication » et son « recyclage » par des théories rétives et réfractaires à « l’éternel féminin », inhérent à la condition de « dupe de l’inconscient », sont généralement l’œuvre de « modérés » qui ne souffrent pas la radicalité de la logique asphérique, qu’ils confondent avec le discours du maître, que la psychanalyse considère comme nécessaire et indispensable, en ce sens que sa structure est grosse des éléments qui assurent son propre dépassement. Elle ne revendique en aucun cas son exclusion ou sa fin ! Mais les « pauvres » illettrés, dûment convertis à des idéologies ontologico-humanistes, et enfermés de surcroît dans une démagogie débilarde, ne se privent pas d’annexer des termes du corpus de la psychanalyse pour leur assigner un sens univoque, et surtout mystificateur, croyant alors s’affranchir de la dialectique signifiante S2—S1—S2. L’évidence de la fonction d’évidement, leur est, pour le moment du moins, -espère-t-on-, inaccessible. Ils prennent pour de la maîtrise, le rappel constant de la castration symbolique à travers les efforts constants pour « bien dire ». Leur méconnaissance est telle qu’ils ne se rendent même pas compte que la maîtrise consiste en un passage d’un bilatère (un sens délié de la signifiance) à un autre bilatère, pour faire l’impasse sur l’unilatère. A la « passion de l’ignorance » frappant la signifiance, s’ajoute la réification ontologique, qui dégrade le D.A. Dans un tel contexte, l’évidement des énoncés et des arguments, nécessairement bilatères au départ, s’avère impossible : rendre le vide évident, le prendre en compte et l’intégrer au raisonnement, pour parvenir à mettre en lumière l’énonciation en même temps que l’unilatère, devient une tâche inconcevable.

Offrir « l’hospitalité » à l’inconscient en recevant et en acceptant l’autre, dont je partage le manque à être, qui me distingue cependant de lui, devient une hérésie pour les adeptes des idéologies psychologiques, ou médico-psychologiques. Car offrir cette « hospitalité » au sujet, c’est remettre l’individu, le moi, à sa place et faire tomber en désuétude les idéologies humanistes, et leurs vœux pieux, qui servent à refuser l’inconscient comme négation fondatrice de l’individu, désormais en quête de suppléance(s) et de compensation(s) pour contrecarrer son indépassable et irréductible manque à être, pourtant indispensable à son existence. Avec l’humanisme, le refoulement secondaire « bat son plein » afin de ne rien vouloir savoir du refoulement primordial, sans lequel il n’existerait pas.

La rupture épistémologique du D.A réside dans la mise en continuité de l’individu (le moi) et du sujet, sous la forme de : pas l’un sans l’autre et inversement. Aussi, polémiquer avec des représentants d’idéologies hostiles à ce type de mise en continuité moebienne, s’avère de toute façon inutile et nuisible au « bien dire ». Il n’est qu’à voir le nombre des ces « psy(s) », et autres auxiliaires représentants de théories médico-psychologiques, transformés en  «  parasites », sévissant dans des institutions qu’ils décrient et vouent aux gémonies,- parfois à juste titre-, mais au changement desquels ils ne participent d’aucune façon, mettant en avant –comble du cynisme- une neutralité, d’autant plus fumeuse qu’elle invoque une psychanalyse, dont la captation sert à en pervertir le discours. Parmi eux, se recrutent ceux qui se « gargarisent » avec « la maîtrise », jusqu’à en faire un borborygme lacanien, qui met au jour leur horreur de l’approche de LACAN, qui considère que le discours du maître (D.M)est la condition sine qua non du passage aux autres discours, dont il nous a laissé les mathèmes, et notamment le D.A, qui en procède, et en est complètement tributaire. Reste ensuite à préciser l’effet du D.A sur le D.M, quant à ses possibles et nouvelles définitions et fonctions.

Le déchaînement xénopathique, nourri abondamment par les humanismes de divers acabits, convoite l’éradication du sujet pour se libérer de la disparité et de la non-réciprocité, liées à l’irréductibilité du « manque à être » de chacun et de tous les «parlêtres ». La lâcheté suprême consiste à user de la psychanalyse pour « lâcher » le sujet au profit d’une ontologie individualiste, qui dément l’inconscient et s’adapte  allègrement  au discours capitaliste. Manifestement, on ne cesse de dénoncer « le monstre » néo-libéral, alors qu’on ne cesse de l’alimenter et d’exacerber par là même le quant à soi de l’individu, dont le trop plein fait le délice du marché et de la promotion charlatanesques. Aussi, dès que S2 est assez « avancé » par l’évidement, pour ouvrir l’accès à S1, le charlatanisme totalitaire, -et autoritaire parfois- s’impose, avec le concours de certains de ceux qui « souffrent et se plaignent », pour faire échec à la signifiance, et annihiler la structure signifiante, pourtant inévitable et indubitable. Le sujet peut être mis à mort car il perturbe le moi (ou l’individu) : il le complète en l’incomplétant, tout en assurant son ex-sistence, assise sur le désir, dont l’objet échappe radicalement à tout savoir et à tout pouvoir.

La passion des individus pour le rapport sexuel s’accouple à leur propension à la « servitude volontaire ». C’est à mon avis, en raison de cela que les individus sont  gouvernables : ils attendent qu’un pouvoir fort vienne à bout du défaut de rapport sexuel, qui est au centre de la structure subjective, et dont surtout ils ne veulent rien savoir. Leur chœur, pris dans un amour collusif, ne cesse de le revendiquer avec insistance, en se livrant –parfois pieds et poings liés- à tous les détracteurs de la négation, c’est à dire de l’inconscient. Que ces derniers se réfèrent à la science ou à la religion, l’essentiel est qu’ils se donnent pour but l’éradication de ce défaut, qui empêche le bonheur de l’humanité. FREUD a bien mis en évidence dans sa « Psychologie collective.. » ce à quoi pouvait aboutir un tel projet. En revanche, l’éthique du D.A commande d’en finir avec le cynisme de « la belle âme » qui se garde bien, derrière ses protestations et autres pleurnicheries, de s’interroger sur la part prise, par chacun et par tous, dans ce qui a engendré les méfaits déplorés.

La défiance à cette absence radicale de rapport sexuel, orchestrée par le capitalisme «  à visage humain », tout comme le socialisme- affublé du même visage – est entretenue par les développements des techno-sciences, qui procèdent en fait du sujet, en tant qu’il échappe plus ou moins à l’hégémonie d’un mode de production (et d’exploitation des individus) particulier. Ainsi, pour recouvrer la lettre, la question concernant le rapport de la plus value au plus de jouir ne doit en aucun cas être occultée. Le sujet échappe à toute forme d’hégémonie, et est à ce titre ingouvernable, au moins partiellement. Aussi, dans la clinique quotidienne, constatons-nous que ce n’est pas parce que certains se plaignent et déplorent ce qu’un sujet a choisi de mettre en place, que, lui, désire réellement l’abandonner, même si, manifestement, il peut partager leur(s) plainte(s). Agir en analyste consiste alors à pousser les énoncés à produire les précisions qui permettent de les évider et de les rapporter au discord, inhérent à la fonction signifiante, plus intéressée par la « docte ignorance » que par l’érudition obstructive. Ce « discord » procède de la lettre en tant qu’elle est la marque essentielle, indépassable et ineffaçable –portée par chacun et par tous-, inauguratrice de la sexualité comme défaut ou ratage, nécessaire au désir. La lettre exige que seules les fictions peuvent nous permettre d’accéder à un réel, au sens où chacune d’elles le circonscrit, l’entoure, le borde de façon particulière, sans qu’aucune d’entre elles n’ait la possibilité de le maîtriser et encore moins de l’obturer, quelles que soient ses prétentions, fussent-elles religieuses et/ou scientifiques.

L’apport décisif du D.A dans l’abord de questions cliniques consiste à articuler les dimensions de la subjectivité avec l’économie politique de façon que l’incomplétude du symbolique « transcende » la plus value et impose le plus de jouir. Aussi, dans les institutions de soins, dignes de ce nom – autrement dit celles qui se soucient du sujet, au sens freudien- l’effort doit-il se concentrer sur l’organisation des conditions de réflexion et de travail critiques, pour opérer et passer des actes qui facilitent et favorisent les « dépassements » de fictions (S2) à visée totalitaire, établies sur le rejet de la signifiance (S1) – et unies entre elles- vers des constructions nouvelles (S2), qui intègrent la dialectique signifiante (S2___S1____S2), au profit de la vérité, concomitante de la dissolution du symptôme, facteur de « blocage » de cette même dialectique.

Ainsi, tenir compte de la chaîne signifiante, prendre soin du rapport S1—-S2, affranchit de la nosographie pseudo-objective et réifiante des pathologies du développement pour se polariser sur la structure subjective, qui est achevée et indépassable. D’où sa pérennité, sous-tendue par des manifestations différentes, qu’elles déterminent toujours, et qui servent à la concrétiser, plus exactement à matérialiser son échappement, aboutissant en outre à remettre en cause le déterminisme causal classique  illustré entre autres par : les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’hypothèse change alors de statut et de fonction : identifiéé à toute conception, fondée sur l’immaîtrisabilité du réel, elle est en dernière analyse, validée par ses effets, et non par des « expetts » patentés, généralement « illettrés » car serfs du moi, et pour cause : ils croient que leur savoir en l’occurrence, met un terme à l’échappement de la vérité. Cependant, ils finissent par leur acharnement symptomatique à en souligner ce caractère fondamental, mis en évidence et en valeur par le D.A en tant qu’il ne saurait être un sous-produit du discours médico-psychologique, paradigme, s’il en est du « discours du maître». Autrement dit, rejoignant LACAN sur ce point, on dit toujours la vérité , même en la niant, puisque de toute façon on témoigne de son échappement par la variété des interprétations qui constituent tout énoncé, montrant par là même l’écart intrinsèque qui marque nécessairement son identification avec la vérité. Et ce n’est pas l’accumulation et/ou la juxtaposition de points de vue différents, aussi variés et nombreux soient-ils, qui prétendront « d’hommestiquer » celle-ci. Il s’agit d’entendre que ce qui autorise tous les points de vue, les légitime, c’est la manière dont chacun va tenir et rendre compte de l’échappement de cette vérité en tant qu’elle le détermine. La valeur de chacun correspondra au respect et à la fidélité rendus à ce fondement, qui assure par ailleurs son propre progrès, conditionné notamment par « la compactification du vide » (LACAN), c’est à dire par protection de cet écart en le rappelant et en le mettant sans cesse en œuvre dans sa radicalité inflexible. Cette humilité due au sujet et au respect de la lettre, peut se vivre comme une humiliation pour les amoureux du moi, dont l’hypertrophie est généralement proportionnelle à l’acquisition de savoir(s) idéalisé(s), favorisant, pour préserver une vaine garantie ontologique et éloigner toute idée d’évidement possible, la confusion entre l’impuissance et l’impossibilité, entre le ratage d’ordre structural et l’échec. Aussi au lieu de cesser d’identifier le savoir avec la vérité et de passer à son évidement par le travail critique de déconstruction pour lui assurer son progrès et son développement, le refus de l’échappement s’organise et agrège autour de lui -dans nombre d’institutions et d’associations-tous les alphabétisés, partisans de l’illettrisme, soudés dans un solide amour groupal et clanique, souvent majoritaire. L’opposition à tout travail d’évidement, de déconstruction, assis sur la fonction signifiante et l’incomplétude du symbolique , qui peut conduire jusqu’à la demi-torsion moebienne, condition sine qua non pour passer de l’opposition bilatère à la continuité unilatère, est mis en échec, et la résistance contre l’asphéricité devient un objectif institutionnel. Plutôt que la demi-torsion pour s’engager dans l’unilatère, sans anénatir le bilatère, et s’ouvrir à la modernité, c’est davantage la torsion du D.A qui prend le pas et règne en maître. Les pseudo-analystes, donneurs de sens – qu’ils identifient et confondent avec le signifié- et donneurs d’ordres, deviennent les experts en conversions idéologiques, pris dans la concurrence et la compétition, organisées par le marché du charlatanisme « psy ». : il ne faut surtout pas rater le coche(coach) !

L’adaptation à la « soft-barbarie » capitaliste -toujours à visage humain- conforte la « voyoucratie » qui fait main basse sur les Etats, et organise le « recyclage » des rebuts qu’elle génère dans le fanatisme religieux, forme mortifère de prédicativité, qui est à l’image de toutes celles que le discours capitaliste propose, au nom de la « liberté » de mettre à mort –scientifiquement aussi bien- le sujet (de l’inconscient).

Pour la gouverne des « illettrés », qui ont très souvent dans la bouche le mot de passe :« maîtrise », comme cache-misère d’une piètre position critique, il y a lieu de les informer qu’il est inutile de prendre en mauvaise part celle-ci parce qu’elle relève d’une nécessité structurale, qu’il s’agit précisément de mettre en évidence , au-delà des « postures », en fait des impostures, qui font croire à une appartenance à une quelconque « caste » du « lacanisme de caniveau »., incapable de penser qu’il ne saurait y avoir d’évidement, donc de D.A, sans le D.M, le discours du MOI, indispensable au sujet, et à son advenue. Ainsi, on voit bien que lorsque la prétendue cure analytique se résume à une conversion idéologique, à visée ontologique, l’arriération dialectique asphérique atteint son culmen et a du mal à en descendre, d’autant que les rapports sociaux y incitent constamment.

Si la maîtrise ressortit en effet à un discours (lien social selon LACAN), c’est parce qu’elle est autorisée par la structure signifiante, concomitante de l’ordre symbolique dont l’incomplétude est matérialisée par des énoncés produits par le moi, qui vise des sens, en oubliant la signifiance, corrélative de la subjectivité. Mais comme le moi n’oublie que ce qu’il sait (la lettre notamment), il peut accepter –peu ou prou- que toutes ses productions reposent sur un manque à être, qui le constitue et le confirme, moyennant une modification de sa propre place, accompagnée de perte d’illusions et de gain de « plus de jouir ». Alors que « l’illettrisme » promet en vain la victoire sur la signifiance et la castration symbolique, et se présente comme le paradigme de la liberté et la souveraineté absolues du moi, la vérité, elle, par son échappement, assure l’existence en aménageant des rapports nouveaux et féconds entre le moi et le sujet. La corrélation entre la lettre et le manque à être subvertit, en le dépassant, l’enfermement oppositionnel et inhibiteur, imposé par la logique bilatère (sphérique) qui a cours lorsqu’on envisage des questions concernant les rapports, par ex entre le local et le global, l’homme et la femme, l’autochtone et l’étranger, le même et le différent, le particulier et l’universel….

Il serait plus intéressant en revanche que les adeptes du psittacisme de la maîtrise nous apportent leurs éclairages quant à ce qui empêche l’inconscient de se définir comme une dimension transcendantale, qui évacuerait la place centrale du vide opératoire et réduirait la psychanalyse à une conception du monde, oublieuse et méconnaissant ce vide essentiel. La métapsychologie freudienne a cependant persisté à conférer et à préserver à ce vide sa transcendance pour que la rationalité de l’inconscient, même si elle subvertit, transgresse la logique classique et les contraintes de la raison, ne l’éradique ni ne l’abolisse, risquant ainsi de compromettre son avancée épistémologique décisive. Ainsi, l’asphéricité transcende la sphéricité avec son concours : elle s’offre à l’évidement sur la base de la polysémie, de l’équivocité et de l’échappement qu’apporte le signifiant, qui s’avère essentiel quant à la subversion du déterminisme causal classique et à l’avènement d’une modernité, difficilement acceptable, tant les illusions onto-prédicatives sont écrasantes pour le désir, dont l’objet reste marqué , à tout jamais par le ratage, tout comme ceux d’ailleurs de la pulsion et de la jouissance. C’est précisément ce ratage de l’objet qui sauve et protège le désir, en tant que fonction essentielle des « parlêtres », dont le choix des syntaxes oriente les desseins relevant ce que Jean CAVAILLES appelait « la philosophie du concept », et qu’il précise ainsi : « Ce n’est pas une philosophie de la conscience, mais une philosophie du concept qui peut donner une doctrine de la science. La nécessité génératrice n’est pas celle d’une activité, mais d’une dialectique. » . Autrement dit, et pour s’affranchir de tout en soi, le primat est accordé à la façon dont un matériau a été pensé, pour accéder à son son existence, et pour acquérir une valeur conceptuelle, au service d’un travail analytique constructif, qui ne peut se passer de l’indécidable et de l’imprévisible, au sens où la contingence ne cesse pas de ramener vers la nécessité.

Les extensions S2 peuvent tenter de saturer S1, comme dans le cas de délires psychotiques, mais elles échouent à anéantir la signifiance S1, qui persiste malgré tout en tant qu’elle est à leur source, alors qu’elles-mêmes mettent en évidence son intarissabilité, toujours propice à un « à venir », rendant le vide plus éclatant et conférant au passage à l’asphéricité et à l’assomption de l’incomplétude du symbolique, la valeur d’un acte, qui noue, en l’articulant dialectiquement, tout prédicat avec le manque à être radical, irréductible et irréversible.

Les insuffisances logiques de théories empiriques, adaptées au déterminisme causal classique, renforcent l’emprise des tutelles idéologiques, qui sont généralement réfractaires à se laisser instruire et enseigner par d’autres conceptions dont l’asphéricité est maintenue dans un total dédain et un large mépris. Ceci est d’autant plus vrai que les assertions mettant en jeu l’asphéricité, exigent de leur(s) sens d’être dépliés. Elles montrent par là que n’avons jamais affaire à des « faits nus » (G. BACHELARD), totalement extrinsèques et en soi, puisque leur existence dépend et tient aux interprétation(s) diverses et variées (« ab-sens d’essence) dont ils sont et font l’objet.

La rupture avec les ritournelles et les sempiternelles rhétoriques médico-psychologiques, soutenue par un mouvement de constitution de nouveaux rapports entre le sujet et l’objet, est censée aboutir à du renouveau, au sens où l’introduction de nouveaux concepts facilitent des formulations autres de problèmes, dont la longue irrésolution, témoigne d’embûches de lecture(s) et de défaut de dépliage de l’explicite par rejet de l’implicite, qui renvoie à ce qui échappe et qui demeure hors de portée. C’est pourquoi face au surgissement d’une forme spécifique imprévue, qui procède du devenir de ce qui échappe, il faut suivre pas à pas l’enchaînement des moments de sa constitution conceptuelle et de son existence signifiante, pour l’orienter et lui offrir les occasions de s’étayer –toujours comme fiction- du vide, qui leste la structure spécifique aux « parlêtres ».

En quoi ce travail relèverait-il de l’approche et de la méthode scientifiques, sans pour autant limiter la définition de la science à son déterminisme causal classique, qui renforce son ontologie par une prétention à la prédicativité infaillible, car objective, et aggrave par là même ses dangereuses dérives idéologico-politiques ? (Cf. La réponse de FREUD à EINSTEIN : « Pourquoi la guerre ? » dans « Résultats, idées, problèmes II (PUF) dans laquelle il recommande « le développement culturel » pour contrer la guerre. Il précise par ailleurs que « ce sont les mutations culturelles des membres de la communauté » qui, en acceptant de « soumettre (leur) vie pulsionnelle à la dictature de la raison », qui vont produire « des modifications psychiques (qui) consistent en un déplacement progressif des buts pulsionnels et en une limitation des motions pulsionnelles. » Il avoue cependant que « c’est là une espérance utopique », constatant que « toute tentative de substituer au pouvoir réel le pouvoir des idées est aujourd’hui encore vouée à l’échec ». Cette réponse de FREUD date de 1933. Elle reste d’actualité, malgré les désastres causés par la deuxième guerre mondiale, dont on supporte encore les méfaits !

Soutenir et développer l’intelligence critique par des lectures qui cessent de déprendre, voire de cliver les énoncés de la signifiance qui est les génère, affranchit et libère de la compétition que se livrent les extensions idéologiques (S2) pour s’accaparer du marché de « la souffrance psychique », conformément aux injonctions du capitalisme, et au détriment de l’éthique du D.A. Mettre au jour ce type de collusion ne plaît guère aux idéologues illettrés, qui se plaisent en plus à confondre dogmatisme et radicalité : pour eux, défendre résolument et sans concession, les dimensions impliquées dans la subjectivité, et notamment leur nouage borroméen, est trop complexe à comprendre de la part de ceux qui font appel à leur savoir, lequel, en vérité ne peut rien entendre à la structure du sujet en tant que son propre achèvement assure son ouverture, sans qu’elle le remette en cause, puisqu’elle en procède. Ainsi, plutôt que se « vautrer » dans les marécages des perversions idéologiques humanistes, mieux vaut penser la fécondité d’un principe comme celui qui articule la fermeture et l’ouverture, sous la forme de « l’une ne va pas sans l’autre ». C’est à partir de telles bases dialectiques, qui tiennent compte de la structure subjective, qu’il est possible de subvertir les ruses de la raison classique, ainsi que ses perversions, qui ne souffrent pas la condition de « parlêtre », c’est à dire celle de « dupe de l’inconscient ».

Les spécialistes et autres experts de la déprise de l’énonciation et de la signifiance par rapport aux énoncés produits, confirment leur illettrisme et adaptent ceux qui s’adressent à eux, à leur propre adaptation au discours capitaliste, en faisant valoir des sens, conformes aux idéologies humanistes, tolérées, acceptées et nourries par ses « bons soins », pour mieux éradiquer le sujet. Ainsi, les sciences prédicatives, comme les religions à visée ontologique, sont les bienvenues pour renforcer le combat contre l’inconscient. Par là même, le D.A s’inscrit inévitablement dans la lutte des classes ! A ce titre, il exige du courage de la part de ceux qui s’en réclament pour qu’il ne se dégrade pas en simple idéologie partisane, d’opposition plus ou moins hystérique au mode de production capitaliste, et qu’il atteigne une transcendance mettant sans cesse au jour le fondement irréductible (castration symbolique et manque à être) de ce dernier, dont les efforts –parfois funestes et mortifères- pour le nier et le refuser, peuvent conduire à une extrême violence. Une des manifestations de cette violence consiste en la réduction du symptôme à un signe, dont le sens univoque appartenant exclusivement au savoir médico-psychologique –polarisé sur le traumatisme comme déterminisme causal-, finit par amputer la subjectivité, et par la mutiler en rejetant ses différentes dimensions. L’objectif adaptatif, soutenu par une recherche de consolidation de l’aliénation sociale, exclut toute référence à l’altérité, qui fait écho à l’aliénation signifiante. Dans un tel contexte, une psychanalyse pervertie et dégradée, mais adaptée à l’univocité du discours capitaliste, se met au service –explicitement et/ou implicitement- du renforcement de la xénopathie, voire de la xénophobie et partant, de l’antisémitisme et du racisme. (On a bien entendu au cours d’un colloque, un représentant de « lacanaille » invoquer « l ’inconscient des Italiens » pour expliquer des attitudes de certains membres de cette communauté).

Croire servir la psychanalyse, alors qu’il s ‘agit en fait de la capter pour la mettre au service de conceptions médico-psychologiques, revient à trahir la logique de l’inconscient, spécifiée par une rationalité qui permet à la négation, à la fois, de distinguer ce qui est différent et opposé, et de l’articuler par une mise en continuité, soutenue par une subversion d’énoncé (demi-torsion moebienne/évidement). Le D.A, débarrassé des scories de l’ontologie, nous montre sans arrêt comment ce qui est chassé un jour par la porte, grâce à lui, revient le lendemain par la fenêtre. La vigilance, qui doit concerner chacun de ceux qui lui déclarent leur loyauté, ne peut s’exercer, si la loyauté à l’inconscient n’est pas « chevillée au corps » grâce à la cure. Ainsi, la décence, liée au non-être, peut s’acquérir grâce à la confirmation constante des limites imposées par la structure, que cherche à supplanter l’ordre social, soumis aux diktats de l’exploitation capitaliste, pour s’en affranchir, et organiser des rapports entre les parlêtres, qui mènent droit à l’esclavage « psychotisant », par déni de subjectivité. Faire valoir les dimensions subjectives, faire des propositions théoriques, mettre en perspective en évinçant quelque point aveugle, rend encore plus étrange(r) par rapport à la doxa et à ses tenants qui ne « crachent » pas sur la ségrégation et la relégation : rien ne doit empêcher ces derniers de continuer tranquillement, en toute licéité, leur massacre du sujet, et le pervertissement dégradant du D .A. Le renforcement de la doxa qui ne veut rien savoir de l’inconscient, débouche sur une ineptie majeure qui met sur le même plan tous les points de vue, en les identifiant tous comme banals. Alors que ce n’est pas à partir d’un autre point de vue qu’il est possible d’examiner sérieusement un point de vue, mais à partir du fondement qui les génère et qu’ils mettent en évidence par leur façon particulière d’en rendre compte, tout en « implicitant » que l’essence des choses leur échappe. Le « hors point de vue » que prône et promeut le D.A, permet de sortir des ornières idéologiques, que certaines conceptions, pourtant indispensables au départ comme fictions métaphoriques, finissent par générer. Le refus de leur fondement signifiant et leur rejet de la métonymie, pourtant en jeu dans leur constitution, les poussent vers des dérives totalitaires, qui les rendent sourdes à la présence de la lettre, et les empêchent d’accéder à la littoralité, c’est à dire à la dialectique moebienne, qui n’exclut pas le bilatère mais le dépasse par un travail radical (demi torsion) qui consiste à « tordre le cou » aux fictions faisant activement obstacle à l’unilatère, moyen d’accès laborieux à la modernité, toujours avide d’un aiguisement du tranchant des concepts fondamentaux de la psychanalyse.

23/09/15

 

  1. B.LAURIE
    Je réagis suite à la lecture de ton texte et en écho à nos échanges lors la conférence, samedi dernier (3novembre)... Il me semble que les psychanalystes ont à défendre une pratique qui n'est pas celle qui "veut du bien" ou qui agit pour "le bien" de celui venu en demande... En demande (à priori) d'une réponse à ce qui fait mal parce que pourrait-on dire "ça" s'est mal dit et ça continue de se dire mal. Ou pour le signifier autrement, avec les mots de Lacan: "...une satisfaction" pour laquelle le sujet se donne "trop de mal". A cette demande, l'analyste répond par le don de ce qu'il n'a pas puisqu'il y reconnait que ce qui s'y joue est du ressort d'une demande d'amour. Le discours de l'analyste, auquel tu fais référence, est marqué de ce petit a -objet du ratage- en position d'agent... C'est dire que l'analyste ne répond pas avec un bon objet comme le serait une bonne méthode... Pour autant, il n'est pas en place de ne "rien dire". Il n'est ni neutre ni bienveillant (sauf à considérer la bienveillance comme sa capacité à servir la fonction signifiante en donnant ce qu'il n'a pas...). Est-ce à dire que s'il intervient, il se positionnera comme dans le discours du maître? Ce qui me semble sûr c'est que la position de l'analyste que Lacan pointait comme "pur désirant" est intenable (dans le temps, veux-je dire). Si elle n'est pas tenable c'est que l'analyste comme sujet est pris dans le jeu de la relation d'objet où chacun des discours dépend des autres, avec ces places qui circulent, telles que cela a été pointé dans l'exposé de Lacan sur "la lettre volée" ou comme dans le fantasme que Freud décrit dans "On bat un enfant" (... même s'il faudrait préciser que, dans ses exposés, il s'agit essentiellement de positions concernés par le fantasme que le discours de l'analyste appelle justement à démonter). Comme sujet, chacun (analyste ou non) en passe par des ratages de l'objet afin que ce dernier tienne sa fonction, au service de la pulsion. Dans le discours de René LEW cela reviendrait certainement à dire qu'il n'y a pas de récursivité sans prédicat. Moi je dirais qu'il faut se "prendre pour" ou "passer pour" afin de se rendre compte que, sans cesse, comme sujet, je fonctionne dans ce "prendre/passer pour", vivant une existence fondée de représentations (un signifiant représente un sujet pour un autre signifiant). Il en revient au même concernant ce "Moi" que l'on peut dire représentant de ce qui fonctionne chez le sujet sous un mode paranoïaque tel qu'il s'assure de convictions sur son existence... Pendant que "Je" continue de faire "passer" ce qui ressort de la fonction signifiante: à savoir que toute conviction est vouée à l'échec car sujette à la déconstruction et l'évidement dont la cure psychanalytique est le support. L'impossible que doit défendre le psychanalyste est celui auquel il se veut aux prises: il sait qu'il ne sait pas et il en sait suffisamment (parce qu'il y travaille) pour soutenir chez l'analysant la mise au travail de son savoir (mise au travail continuelle). Cela passe par des prises de position qui permettent parfois de dire "non" à l'analysant, bien plus que: "je ne sais pas". Ce non devant être celui d'une relance et non celui d'un point final qui dicterait "la bonne conduite à tenir". Ce "non" est aussi celui que nous devons argumenter dans le cadre institutionnel face à des demandes de remplissage de dossier (MDPH et autres demandes d'avis médico-psychologique), lorsque ceux qui nous les demandent ne semblent avoir encore rien entendu de ce que nous appelons, depuis Freud: "transfert".